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31/12/2007

Prêt de 117 millions pour TAM

Prêt de 117 millions pour TAM
 

La compagnie aérienne brésilienne TAM a obtenu un prêt de 117,1 millions de dollars auprès de la banque BNP Paribas pour anticiper l'achat de 30 avions à Airbus, livrables entre 2008 et 2010.
TAM continue ainsi son ascension et son développement en confirmant son intention de large agrandissement de sa flotte à court terme.

30/12/2007

Airbus a dépassé ses objectifs de réduction des coûts en 2007

Nouvelles compagnies bientôt à Charleroi
 

Après l'annonce du choix des repreneurs pour six des sept sites européens d'Airbus, tous les modules du plan de restructuration Power 8 d'Airbus sont désormais en place et commencent à produire leurs effets. L'objectif de 300 millions d'euros d'économies fixé pour 2007 sera ainsi largement dépassé et pourrait atteindre 400 millions d'euros. Et l'année 2008 devrait se traduire par 1 milliard d'euros d'économies supplémentaires, sur un objectif global de 2,1 milliards à fin 2010. Sur les 10.000 suppressions de postes prévues sur quatre ans, environ 3.000 auraient déjà été réalisées, grâce à des départs « naturels » supérieurs aux attentes. Et si l'exercice 2007 de l'avionneur européen se soldera néanmoins par un nouveau déficit, du fait notamment du 1,37 milliard d'euros de provisions passées pour l'A400M, le flux de trésorerie disponible (« free cash-flow ») devrait être positif, contrairement aux prévisions initiales, grâce aux commandes record d'avions - plus de 1.300, selon Louis Gallois, le président exécutif de la maison mère EADS - génératrices d'acomptes. Selon un haut dirigeant, les prix de vente des Airbus seraient également supérieurs aux prévisions, en moyen-courrier comme en long-courrier, la demande étant supérieure à l'offre et une nouvelle augmentation des tarifs est à l'étude pour 2008. Quant à la baisse du dollar, dénoncée par Louis Gallois, elle n'aura pas d'impact immédiat sur les comptes, le groupe étant couvert à 100 % jusqu'en 2009.

Nouvelles mesures d'économies

Pas question pour autant de relâcher l'effort, comme l'a répété le PDG Tom Enders, lors du dernier comité européen d'Airbus. « La poursuite de Power 8 sera encore le priorité de 2008 », a-t-il souligné. L'avionneur n'évitera pas, non plus, de nouvelles mesures d'économies au-delà de 2010, afin de compenser la baisse du dollar, comme l'a déjà indiqué Louis Gallois. A partir de 2010, la couverture de change tombera en effet à 50 % et elle disparaîtra presque totalement en 2012. Ce nouveau train de mesures pourrait être présenté en février ou mars, l'objectif étant toujours de ramener Airbus à un taux de marge d'environ 5 % en 2010, mais avec un euro à 1,45 dollar, au lieu de 1,35 retenu pour Power 8. Soit environ 1 milliard d'euros d'économies supplémentaires à trouver. Les dirigeants d'Airbus affirment qu'il n'y a aura pas de nouvelles suppressions d'emplois. Pas question non plus de demander de nouveaux efforts aux fournisseurs. En revanche, une révision à la baisse des budgets de recherche et développement est clairement à l'ordre du jour, avec le risque de devoir en rabattre sur les futurs programmes.

29/12/2007

Un troisième terminal à Zaventem

Un troisième terminal à Zaventem

L'aéroport de Bruxelles (The Brussels Airport Company-BAC) n'a pas renoncé à la création d'un nouveau terminal dédié spécifiquement aux compagnies à bas prix. La décision sera prise par le conseil d'administration en février prochain, d'après Tru Lefevere, responsable de la communication de l'aéroport.

Ce terminal pourrait être aménagé dans les anciens bâtiments qui avaient été inaugurés il y a 50 ans et qui mériteraient un léger lifting, note le quotidien économique et financier.

28/12/2007

Une décision sur le repreneur d’Alitalia d’ici la mi-janvier

Alitalia prévoit des pertes d'emplois et une augmentation de capital
 

Le chef du gouvernement italien,  Romano Prodi, a confirmé hier jeudi que la décision définitive concernant le repreneur d'Alitalia serait prise d'ici la mi-janvier, alors que le conseil d'administration de la compagnie nationale propose Air France - KLM.

"Nous avons reçu le rapport de la compagnie, nous allons le lire et le gouvernement décidera rapidement, d’ici la mi-janvier (…), sans tenir compte des protestations ni des pressions des syndicats ou autres catégories professionnelles ou politiques", a assuré M. Prodi au cours de sa conférence de fin d’année.

Le conseil d’administration d’Alitalia a donné vendredi dernier sa préférence au projet de rachat d’Air France - KLM au détriment du transporteur privé italien Air One, mais le gouvernement italien, divisé entre les deux candidats, s’est donné jusqu’au 15 janvier pour entériner ou non la décision.

Des syndicats italiens et dirigeants politiques du nord du pays ont protesté depuis la décision du Conseil d’administration d’Alitalia, détenue à 49,9 % par l’Etat, craignant que le projet Air France-KLM ne porte préjudice à l’aéroport de Milan-Malpensa.

VLM sous pavillon français

VLM sous pavillon français
 

Air France - KLM déguste un amuse-gueule avant de s'attaquer au plat de résistance, Alitalia.

La Vlammse Luchtvaart Maatschappij, plus connue sous le nom de VLM, est entrée dans le giron d'Air France - KLM. Le propriétaire de la compagnie anversoise (Anvers, Belgique), le néerlandais Panta Holdings, détenu par Jaap Rosen Jacobson, qui siège comme président de VLM, a cédé, après plusieurs mois de discussions, le transporteur au premier groupe aérien de la planète (en terme de trafic international). Le montant de la transaction, avec aux manettes NM Rothschild & Sons, n'a pas été dévoilé.

"Cette opération permettre à nos clients d'avoir accès au plus grand nombre de destinations à partir de "London City Airport", a indiqué Johan Vaneste, directeur général de VLM qui est appelée à coopérer avec CityJet, une filiale régionale d'Air France, opérant à l'aéroport de la City. "Nous voyons ceci comme une formidable opportunité de poursuivre notre croissance et d'offrir un produit optimal à nos clients. Les deux réseaux sont très complémentaires et le nouveau réseau combiné reliera London City à tous les centres financiers et d'affaires d'Europe", s'est félicité Geoffrey O'Byrne-White, patron de CityJet.

Une "succes-story" flamande
La plus petite des quatres plateformes londoniennes constitue le centre du réseau développé par VLM en presque quinze ans d'activités. A partir de London City, la compagnie rayonne vers Anvers, Bruxelles, l'île de Man, Jersey, Luxembourg, Manchester ainsi que Rotterdam. La capitale brittanique s'inscrivait dans le schéma initial, imaginé par Freddy Van Gaever.
En 1993, l'homme d'affaires flamand, aujourd'hui devenu sénateur du parti d'extrême droite, le Vlaams Belang, rêvait d'offrir à ses pairs anversois une liaison directe entre la cité diamantaire (Anvers) et l'un des hauts lieux de la finance mondiale. Une aventure qui se mua en "succes story" : VLM, qui dispose d'une flotte de 19 avions et emploie 425 personnes, a transporté l'an dernier 682.000 personnes et réalisé un chiffre d'affaires de 99,6 millions d'euros, et bouclé en 2006 son neuvième exercice bénéficiaire consécutif (plus de trois millions d'euros). Ceci malgré les attentats du 11 septembre 2001 et la hausse du prix du kérozène...

L'acquisition de VLM participe à un mouvement de consolidation qui embrase actuellement le ciel continental. Une concentration sectorielle qui sera prochainement marquée par la cession d'Alitalia. La compagnie, contrôlée par l'État italien, souffre de déficits importants et s'est prononcée en faveur d'une offre de reprise. Le gouvernement transalpin indiquera à la mi-janvier si la piste franco-néerlandaise Air France - KLM sera suivie. Mais d'autres proies peuplent les cieux européens, comme Iberia, Austrian ou SAS. La chasse est à peine ouverte...

27/12/2007

EADS ne table pas sur une marge d'exploitation à deux chiffres avant 2015

Emplois chez Airbus
 

La maison-mère d'Airbus indique qu'elle atteindra 10% de marge d'exploitation "au milieu de la prochaine décennie" seulement, en raison de la hausse de l'euro    

Petite journée pour EADS en Bourse (une de plus). Alors que le marché parisien est orienté à la hausse, le titre du groupe européen de défense et d'aéronautique est dans le rouge depuis l'ouverture de la séance à Paris. En cause : la confirmation par EADS des perspectives de rentabilité plutôt modestes à court terme. La maison-mère d'Airbus indiquera dans son plan stratégique Vision 2020, qu'il doit présenter le mois prochain mais dont les grandes lignes ont déjà été largement dévoilées, qu'elle ne prévoit pas d'atteindre une marge bénéficiaire d'exploitation à deux chiffres avant 2015 en raison de la force de l'euro face au dollar. La hausse de la devise européenne pénalise sa principale source de profit, sa filiale Airbus, qui produit ses avions en euros mais les vend en billets verts.  L'information a été confirmée aujourd’hui en fin de matinée par un porte-parole du groupe européen de défense et d'aéronautique : EADS pense atteindre une marge d'exploitation à deux chiffres " au milieu de la prochaine décennie", a-t-il précisé. Un objectif un tout petit peu plus modeste que celui évoqué à la mi-décembre : lorsqu'il avait présenté son plan stratégique Vision 2020 aux 250 cadres dirigeants du groupe, Louis Gallois, le président exécutif d'EADS, avait alors indiqué vouloir atteindre une marge brute de 10%Le plan prévoit aussi notamment de rééquilibrer les activités civiles et militaires, d'augmenter la part de chiffre d'affaires réalisée aux Etats-Unis et dans les services, et de réduire la dépendance vis-à-vis d'Airbus.Lors de sa création il y a près de 10 ans, le groupe européen s'était déjà fixé un objectif de 10% de marge d'exploitation. Un objectif resté hors d'atteinte, son record ayant été de 8,3% seulement en 2005. En 2006, la marge d'exploitation a plongé à environ 1% en raison des retards de livraison du très gros porteur A380 d'Airbus, engendrant une perte chez le constructeur, généralement très rentable.En publiant ses résultats 2006, la nouvelle direction d'EADS avait déjà clarifié sa communication sur les marges bénéficiaires, s'en tenant à un objectif de long terme, fixé à 5%, décevant des analystes qui parlaient encore de marge à deux chiffres.

Le sud-coréen Jeju Air achète 5 Boeing 737-800

Le sud-coréen Jeju Air achète 5 Boeing 737-800

La compagnie sud-coréenne Jeju Air va signer vendredi un contrat pour l'achat de cinq Boeing 737-800 d'un montant de 363 millions de dollars, a-t-elle annoncé aujourd'hui. Les appareils seront livrés à partir de 2011, a indiqué son porte-parole Tang Sung-Jin.

Jeju Air va également louer deux Boeing 737-800 en avril 2008 et huit autres d'ici 2013 dans le cadre de l'expansion de sa flotte à l'international.
Jeju Air, dont les opérations ont débuté en 2006, opère actuellement avec une flotte de quatre Bombardier Q400 offrant un service entre l'île de Jeju (sud), prisée par les vacanciers, et le reste de la Corée du Sud.

25/12/2007

Premier vol d'un avion doté d'un moteur électrique

Premier vol d'un avion doté d'un moteur électrique

Une équipe d'ingénieurs français est parvenue pour la première fois à faire voler un avion électrique, a indiqué la responsable de ce projet baptisé Electra, Anne Lavrand. Un appareil baptisé "Electra F-WMDJ", équipé d'un moteur électrique de 25 cv et de batteries Lithium-Polymère, a effectué un vol de 48 mn à partir de l'aérodrome d'Aspres-sur-Buëch (Hautes-Alpes), a-t-elle précisé.

L'avion, créé par les ingénieurs dans le cadre de l'association pour la promotion des aéronefs à motorisation électrique (Apame), est un monoplace construit en bois et toile d'un poids (sans pilote) de 155 kg et d'une envergure de 9 mètres. "Cette avancée technologique exceptionnelle dans le secteur de l'aviation de loisir permet de proposer une alternative sans précédent aux actuels moteurs thermiques pour les aéronefs nécessitant une puissance de 15 à 50 cv", affirme l'équipe de chercheurs dans un communiqué.

"Ce vol inscrit la motorisation électrique pour avions légers dans un cadre de développement durable et de maîtrise des coûts d'énergie", ajoute-t-elle. Cinq personnes ont travaillé sur ce projet pendant un an et demi.

24/12/2007

L'Europe soupçonne un cartel dans le fret aérien

L'Europe soupçonne un cartel dans le fret aérien

La Commission européenne soupçonne plusieurs compagnies aériennes de s'être entendues sur les surcharges kérosène dans le fret aérien, et a envoyé des communications de griefs à ce sujet à Air France-KLM, Lufthansa, JAL et SAS.

Ces "surcharges" sont des taxes appliquées par les compagnies à leurs clients pour répercuter les hausses des prix du pétrole. La Commission a confirmé vendredi avoir envoyé à plusieurs entreprises des communications de griefs listant les faits qui leur sont reprochés. Il s'agit de la première étape formelle de la procédure européenne dans les affaires de cartels (ententes sur les prix ou sur des partages de marchés), susceptible de déboucher sur des amendes.

Amendes
Bruxelles n'a pas précisé la nature du cartel ni identifié les entreprises. Mais les compagnies franco-néerlandaise Air France-KLM, allemande Lufthansa, nipponne Japan Airlines (JAL), scandinave SAS et luxembourgeoise Cargolux ont confirmé la réception du document. Lufthansa aurait d'elle-même reconnu les faits, ce qui devrait lui éviter d'avoir à payer une amende trop lourde.

La Commission européenne a mis en place pour les affaires de cartel un "programme de clémence", qui exonère de tout ou partie de leur amende les entreprises repenties qui dénoncent des ententes à Bruxelles. SAS a dit qu'elle dévoilerait l'impact financier pour le groupe de l'enquête européenne lors de la présentation de ses résultats annuels en février.

Enquête
JAL avait déjà annoncé début novembre avoir passé une provision de 70 millions d'euros dans ses comptes du premier semestre 2007-2008, en vue d'une possible amende dans une affaire de cartel. D'après plusieurs compagnies, l'envoi de la communication de griefs par Bruxelles fait suite à des perquisitions menées en février 2006 en Europe et aux Etats-Unis par des inspecteurs de la Commission européenne et du département de la justice américain (DoJ). A l'époque, British Airways et Virgin Atlantic (britanniques), United Airlines (américaine) ou encore Air Canada avaient aussi confirmé qu'elles étaient concernées par l'enquête.

Les entreprises disposent maintenant de plusieurs mois pour présenter à la Commission des arguments pour leur défense. Bruxelles décidera alors de la suite à donner. La commissaire européenne en charge de la Concurrence Neelie Kroes mène une véritable croisade contre les cartels. Depuis début 2007, elle a imposé à des entreprises coupables de s'être entendues sur les prix ou sur un partage des marchés des amendes dépassant au total 3,3 milliards d'euros.

23/12/2007

2,2 milliards de passagers aériens en 2007

2,2 milliards de passagers aériens en 2007

Le trafic aérien a progressé de quelque 6% en 2007 à l'échelle du globe avec un total de 2,2 milliards de voyageurs, un sommet historique, a indiqué l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).

Dans ses données préliminaires, l'institution chiffre à 7,3% la hausse cette année du trafic de passagers sur les vols internationaux, une progression qui atteint même 19% au Moyen-Orient, région qui connaît la plus forte croissance au monde. Les vols nationaux ont quant à eux crû de quelque de 6%, fort d'une croissance soutenue en Asie (14%) et d'une bonne progression en Amérique du Nord.

Le coefficient d'occupation moyen compilé par les 190 Etats membres de l'OACI avoisine quant à lui 76,5%, une légère appréciation par rapport à l'année dernière. Le trafic de fret a progressé de 3,5%, un taux qui demeure en-dessous de la croissance enregistrée l'an dernier (5,5%) et que l'organisme explique par un "ralentissement de l'économie aux Etats-Unis".

Le sort du trafic aérien mondial en 2008 dépendra "fortement" de la situation économique du géant américain. "Un environnement de récession dans ce pays pourrait se répandre dans d'autres régions, notamment dans les économies émergentes d'Asie, et y faire obstacle à la croissance", précise-t-elle. La crise du crédit à risque (subprime) aux Etats-Unis pourrait aussi entraîner une pénurie de liquidité dans plusieurs entreprises et ainsi entraîner un recul des voyages d'affaires dans ce vaste pays, leader mondial des vols intérieurs.