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13/12/2007

Voler neutre en CO2

Voler neutre en CO2
 
En attendant les progrès des constructeurs et motoristes, les compagnies se prennent elles aussi en main pour limiter leurs émissions. Certaines, comme Air France, ont entrepris d’assainir leurs opérations pour en réduire l’impact. D’autres ont choisi d’adopter un système de compensation des émissions préfigurant le système d’échange des émissions que propose la Commission Européenne. Lorsque les compensations égalisent les émissions et que leur trace de CO2 devient nulle, elles peuvent s’afficher comme « carbon neutral ».

La mode des compagnies neutres en CO2 a été lancée par Silverjet en novembre 2006, lorsqu’elle a décidé d’inclure dans le prix de ses billets une contribution à la compensation de ses émissions. Le passager voyageant sur un vol du transporteur britannique est ainsi crédité d’un certain nombre de points qu’il peut investir dans des projets écologiques de la Carbon Neutral Company, avec qui Silverjet est partenaire.

SAS propose le même système, avec la même entreprise, mais la contribution du passager est basée sur le volontariat et proportionnelle à la longueur du vol. En ce qui concerne la Carbon Neutral Company, son action ne se limite pas à la proposition de programmes à financer. Elle offre également des services de consultation qui aident ses clients à mesurer, réduire et compenser l’impact de leurs activités. D’autres sociétés proposent également ce bilan carbone, comme la suisse MyClimate avec qui travaille Lufthansa et Virgin Atlantic, ClimateCare qui collabore avec British Airways ou Climat Mundi, en France, qui accompagne Airlinair et Transavia. Air France a quant à elle choisi GoodPlanet de Yann Arthus-Bertrand.

Un autre système fleurit actuellement sur les sites Internet de réservation des compagnies aériennes : le calculateur de CO2. Mis à la disposition des passagers, il leur permet de calculer l’impact de leur vol sur l’environnement. Celui d’Air France, introduit au mois de juillet, se base sur le type d’appareil exploité sur la ligne, la consommation de carburant sur cette ligne, le nombre de passagers transportés et le poids des bagages et du fret. A la sortie, le passager connaît le nombre de kilogrammes de CO2 que son déplacement va occasionner, ainsi que le nombre de litres de kérosène qu’il consomme au kilomètre et le nombre de grammes de CO2 qu’il émet par kilomètre. SAS va plus loin et détaille toutes les émissions par type (CO2, NOx…). De quoi réveiller la fibre écologique chez tous les voyageurs.

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