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31/10/2007

Deux F-16 passent le mur du son au sud de Bruxelles

Deux F-16 passent le mur du son au sud de Bruxelles
 

Deux chasseurs F-16 ont franchi le mur du son au-dessus du sud de la Région bruxelloise, ce mercredi matin, vers 11h00, lors d'une manoeuvre d'interception d'un avion de ligne civil avec lequel le contact radio avait été perdu, a annoncé le ministère de la Défense, qui a présenté ses excuses à la population pour les désagréments causés.

Circonstances particulières
"Le mur du son a été franchi exceptionnellement au-dessus de Bruxelles (Uccle) et d'Hoeilaart. Il s'agit donc de circonstances particulières", a indiqué le ministère dans un communiqué. Ces deux chasseurs, provenant du 2e wing tactique de Florennes, étaient en vol après un décollage d'alerte d'exercice ("Tango Scramble" en jargon aéronautique) quand ils ont été déroutés pour tenter d'établir un contact visuel avec l'avion civil afin de l'identifier et d'éventuellement l'intercepter, a précisé un haut responsable du ministère.

Avion américain
L'appareil, appartenant à la compagnie aérienne américaine Delta Airlines, reliait Stuttgart (Allemagne) à Atlanta (Géorgie, sud-est des Etats-Unis). Il avait perdu le contact radio avec les autorités belges de contrôle aérien. La Défense a dès lors, suivant les procédures en vigueur, envoyé deux F-16 qui étaient en vol à la rencontre de cet appareil. Mais il avait entre-temps quitté l'espace aérien belge et le contact radio avait pu être établi avec les autorités britanniques.

Jusqu'en Brabant wallon
C'est au cours de cette manoeuvre d'interception que le mur du son a été franchi exceptionnellement au-dessus de Bruxelles (Uccle) et d'Hoeilaart - ce qui est habituellement interdit. "Il s'agit donc de circonstances particulières. La Défense présente ses excuses à la population pour les éventuels désagréments causés", conclut le communiqué. La déflagration due au "bang" sonique a été entendue dans certains quartiers de la capitale. Les pompiers ont reçu de nombreux appels, y compris dans les régions de Braine-l'Alleud et de Nivelles, en Brabant wallon. Un spécialiste a expliqué qu'en raison de la "géométrie" de cette interception, les pilotes des deux F-16 n'ont pas eu d'autre choix que de franchir le mur du son malgré la proximité de Bruxelles.

Importance post-11 septembre
La composante aérienne de l'armée maintient en permanence deux F-16 armés en alerte pour faire face à de tels incidents, avec une tournante assurée par les bases aériennes de Florennes et de Kleine-Brogel. Dans tous les pays de l'OTAN, la "police de l'air" est (re)devenue importante après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, commis avec des avions de ligne. En Belgique, c'est le ministre de la Défense qui devrait prendre la décision d'abattre un avion de ligne détourné, selon la procédure appelée "Renegade".

Vers un second aéroport à Pékin

Beijing Capital ne sera jamais assez grand. L’aéroport international de Pékin a pourtant mis en service sa troisième piste le 29 octobre. Cette piste 18L/36R mesure 3 800m et devrait permettre de passer de 80 à 105 mouvements par heure. Mais l’Autorité de l’Aviation Civile chinoise (CAAC) envisage déjà la construction d’une quatrième piste, voire d’un nouvel aéroport près de Pékin.

L’ouverture de la troisième piste sera suivie en février 2008 de celle du troisième terminal de la plateforme (photos). Les capacités devraient alors atteindre 60 millions de passagers par an et 1,8 million de tonnes de fret. Selon certaines études, cela devait suffire au moins jusqu’en 2015. Mais de nouvelles prévisions de croissance du trafic aérien en Chine estiment que la capacité maximale de l’aéroport sera atteinte bien avant.

Le projet d’une quatrième piste avait été évoqué en même temps que celui de celle qui vient d’ouvrir. Cependant, selon les experts, elle n’augmenterait pas les capacités de l’aéroport de manière significative. La préférence de la CAAC semble donc se tourner vers le second aéroport.

Ce projet aussi est dans les cartons depuis plusieurs années mais les fonctionnaires chinois n’avaient jamais réussi à s’entendre sur sa localisation. Selon l’hebdomadaire chinois China Economic Weekly, la CAAC aurait enfin trouvé un compromis et souhaiterait l’ériger au sud de Pékin, près de la rivière Yongding qui marque la frontière avec la province Hebei. Elle a déposé sa demande auprès du gouvernement.

30/10/2007

Le mouvement de grève coûte 60 millions à Air France


Air France chiffre à 60 millions d'euros l'impact de la grève des cinq derniers jours qui a touché l'Hexagone. Il s'agit là d'une première estimation qui sera affinée ultérieurement.

"Le groupe Air France évalue en première estimation à 60 millions d'euros l'impact net sur le résultat d'exploitation de la grève du personnel navigant commercial, se décomposant en une perte de recettes de 80 millions d'euros compensée par une réduction nette des charges de 20 millions, due notamment au carburant", indique un communiqué d'Air France diffusé ce mardi.

Le trafic était quasi-normal ce mardi et les longues files d'attente avaient disparu à l'aéroport parisien de Roissy, fortement touché par la grève des hôtesses et stewards d'Air France entre jeudi et lundi.

La DGAC lance son calculateur de CO2

La DGAC lance son calculateur de CO2
 

Le Grenelle de l’Environnement est l’affaire de tous les secteurs. La DGAC a montré l’implication de l’Etat dans l’aéronautique le 25 octobre en mettant en ligne son calculateur de CO2. Destiné à tous les passagers quelle que soit leur compagnie aérienne, il leur offre la possibilité d’évaluer les émissions de dioxyde de carbone engendrées par leurs voyages au départ de France et vers plus de 800 aéroports.

Le calculateur indique ainsi la distance parcourue en kilomètres, les émissions de CO2 par passager en kilogrammes et la consommation de kérosène par passager en litres. Ainsi, pour un aller-retour entre Roissy CDG et Berlin Tegel, un voyageur parcourt 1702km et émet 290 kg de CO2 en consommant 116L de kérosène. L’outil prend en compte les types d’appareil exploités sur la ligne, les taux de remplissage et le fret.

Les estimations sont cependant données avec une marge d’erreur de 10%. En effet, la consommation dépend du type d’appareil utilisé, qui n’est déjà pas nécessairement le même pour toutes les compagnies exploitant une ligne, et encore plus de son âge. Un appareil moderne consomme 20% de moins que son équivalent dans la génération précédente. Le taux de remplissage utilisé dans le calcul est également la moyenne de celui observé en 2006 et peut donc varier. Enfin, la consommation d’un appareil dépendra aussi beaucoup des conditions météorologiques dans lesquelles se déroule le vol et de la route qu’il emprunte.

La mise en ligne du calculateur de CO2 a été l’occasion pour la Direction Générale de l’Aviation Civile de rappeler que l’aviation émet 20,9 millions de tonnes de ce gaz à effet de serre en France, dont 4,9 millions sur le secteur domestique. Ces émissions ont progressé de 59% entre 1990 et 2005, notamment en raison de la croissance des vols internationaux. Mais la DGAC insiste également sur le fait que la progression des émissions a été deux fois plus faible que celle du trafic sur la période. Un résultat encourageant qui montre que, contrairement aux idées reçues, l’aviation fait elle aussi des efforts pour l’environnement.

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29/10/2007

Presque tous les vols internationaux de Téhéran à l’aéroport Imam Khomeini

Les vols internationaux de Téhéran à l’aéroport Imam Khomeini
 

L’Iran promeut l’aéroport international Imam Khomeini. Cette plateforme de Téhéran, jusqu’à aujourd’hui largement sous-utilisée, va accueillir quasiment tous les vols internationaux de la capitale iranienne à partir du 4 novembre. Son président Gholamhossein Baqerian a également annoncé que les compagnies iraniennes réalisant des vols vers l’étranger y avaient été transférées le 28 octobre. Seuls les vols internationaux à destination ou en provenance de Tokyo, Kuala Lumpur, Pékin, Bombay et Séoul seront maintenus à l’aéroport Mehrabad.

IKIA est situé à une trentaine de kilomètres au sud de Téhéran. Il a ouvert le 8 mai 2004 mais a immédiatement été fermé par la Garde Révolutionnaire Islamique, inquiète pour la sécurité de l’aéroport du fait de sa gestion par un consortium étranger. Deux compagnies iraniennes avaient à l’époque refusé de déménager vers la nouvelle plateforme pour la même raison.

Construit sous la supervision d’Aéroports de Paris, il devait en effet être géré par TAV (Tepe-Akfen-Vie), un consortium regroupant des sociétés turques et autrichiennes. Un accord signé avec l’Iran lui a retiré la responsabilité des opérations, mais pas la gestion du terminal, permettant la réouverture de l’aéroport la semaine suivante.

Actuellement, l’aéroport Imam Khomeini peut accueillir 6,5 millions de passagers par an (dont 2,5 millions de voyageurs internationaux) et 200 000 tonnes de fret. Il pourra ultérieurement s’agrandir jusqu’à recevoir 40 millions de passagers. Il compte deux pistes parallèles, 11L/29R et 11R/29L, la première étant la seule opérationnelle aujourd’hui. Le terminal mesure quant à lui 78 357m² sur trois étages. Vingt-quatre appareils peuvent y stationner au contact.

28/10/2007

3ème accident pour le Dash 8-400 (Q400) de SAS

3ème accident pour le Dash 8-400 (Q400) de SAS
 

Tous les appareils de type Dash 8 (Q400) de la compagnie aérienne Scandinavian Airlines System (SAS) ont été frappés d'une interdiction de vol suite à un accident à Copenhague samedi, a annoncé SAS. "Tous les Dash 8-400 (Q400) du groupe SAS sont immobilisés jusqu'à nouvel ordre", a indiqué la compagnie dans un communiqué. SAS compte au total 27 appareils de ce type. Cette annonce survient après que l'un d'entre eux eut effectué un atterrissage d'urgence à l'aéroport de Copenhague. Le vol SK 2687 en provenance de Bergen, en Norvège, avec 40 passagers et quatre membres d'équipage à son bord "a eu un accident à l'aéroport de Copenhague à 16H55 locale", 14H55 GMT, a indiqué SAS.

"Avant l'accident, un problème avec le principal train d'atterrisage avait été rapporté" a poursuivi la compagnie. L'agence de presse danoise Ritzau a rapporté que le train d'atterrissage droit de l'appareil s'était effondré alors que l'avion se posait, et que l'appareil s'était couché sur son flanc droit. L'accident a contraint l'aéroport à fermer une piste et aucune des personnes à bord de l'avion n'a été sérieusement blessée, selon l'agence. Cet accident vient s'ajouter à la liste de problèmes similaires qu'a eus SAS depuis début septembre avec ses Q400, produits par le constructeur canadien Bombardier.

Le 9 septembre, un Q400 de SAS avec 73 personnes à bord avait atterri en catastrophe à l'aéroport d'Aalborg (nord du Danemark), avec un train d'atterrissage détruit et une aile qui avait pris feu au contact du sol. Cinq passagers avaient été légèrement blessés lors de l'évacuation. Trois jours plus tard, le 12 septembre, SAS connaissait un incident similaire à Vilnius (Lituanie) avec le même type d'appareil, qui n'a pas fait de victime.

La compagnie avait alors décidé de clouer au sol ses 27 Q400, afin de les contrôler. La flotte avait progressivement repris ses vols début octobre. Le 10 octobre, un Q400 de SAS, en route vers Gdansk, en Pologne, depuis Copenhague, avait dû faire demi-tour et se poser à son point de départ avec 47 passagers à son bord. Le pilote avait détecté un problème au niveau de la porte du train d'atterrissage.

27/10/2007

Situation toujours chaotique au 3e jour de la grève d'Air France


Le début des vacances de la Toussaint s'annonce particulièrement rude pour les voyageurs qui doivent emprunter samedi des vols d'Air France, particulièrement des long-courriers, au troisième jour de la grève des hôtesses et stewards de la compagnie.

Le mouvement lancé depuis jeudi et en principe jusqu'à lundi par une intersyndicale regroupant 60% des navigants commerciaux, renforcé pour vendredi et samedi par la CGT et la CFDT (21%), se poursuit malgré des négociations syndicats-direction ouvertes vendredi soir et qui doivent reprendre samedi matin à 11H00. A l'aéroport de Roissy, la situation était aussi chaotique que la veille. Les zones d'enregistrement étaient prises d'assaut par des voyageurs ayant passé la nuit sur place. Plusieurs d'entre eux se disaient "excédés" par la situation "et le manque de communication voire la fausse information" de la compagnie aérienne.

Celle-ci a affirmé vendredi avoir assuré 70% de ses vols et répétait samedi être en mesure de faire de même durant le week-end, tout en reconnaissant que "les annulations sur les vols long-courriers ont été proportionnellement les plus nombreuses". Selon une source aéroportuaire, plus de la moitié des long-courriers au départ de Roissy ont été annulés vendredi. Après avoir été nul pendant une heure, l'enregistrement des vols Air France des terminaux E et F de Roissy reprenait au compte-gouttes samedi matin. "Nous ne suspendons pas les enregistrements, mais nous attendons le plus tard possible afin d'être sûr que le vol partira", a expliqué Air France.

Air France invite sa clientèle à consulter son site internet (www.airfrance.fr) et le numéro de téléphone vert mis en place à l'attention des passagers résidant en France: 0800 240 260. Selon les syndicats, 84% des hôtesses et stewards étaient en grève vendredi. L'intersyndicale (CFTC-FO-SNPNC-SUD-Unsa), ainsi que la CGT et la CFDT réclament des hausses de salaires et des améliorations des conditions de travail des personnels navigants commerciaux. Peu après minuit, dans la nuit de vendredi à samedi, après quatre heures de négociations la direction et les syndicats se sont quittés sans trouver d'accord "mais sur une base de réflexion commune", a déclaré à l'AFP Thierry Haas, de la CFTC.

Ils ont décidé de reprendre leurs négociations samedi à 11H00. "Le préavis de grève est maintenu et aucune décision n'a été prise de part et d'autre", a précisé Thierry Haas. Les discussions avaient commencé vendredi soir peu avant 20H00. Plus tôt dans la journée, l'intersyndicale avait dans un premier temps refusé de voir la direction après avoir appris que FO, le SNPNC et l'UNSA avaient été assignés en justice par la compagnie qui leur réclamait chacun entre 14 et 15 millions d'euro au titre du préjudice matériel dû à la grève. La direction reproche aux syndicats de ne pas avoir respecté la clause de veille sociale qui les oblige à négocier avant une grève.

Sur le fond de la négociation, "aucun sujet n'est exclu, mais les propositions doivent être compatibles avec les équilibres économiques de l'entreprise à moyen et long terme", avait précisé la direction. "La direction se moque de nous avec des principes généraux sur des conditions de travail plus souples et efficaces qui ne nous satisfont pas", a estimé Eyal Jonas (CGT).

ILFC commande l’A350XWB

ILFC commande l’A350XWB
 
Tout va mieux pour l’A350XWB. ILFC (International Lease and Finance Company), la plus grande société de leasing au monde, a révisé l’accord initial qu’elle avait signé avec Airbus en 2005 pour seize A350 et commandé vingt exemplaires de la nouvelle version de l’appareil le 26 octobre.

Le contrat est évalué à plus de quatre milliards de dollars, selon les prix catalogue, et devraient être livrés entre 2014 et 2017. Il porte sur les versions -800 et -900 et comporte une clause réservant à ILFC la possibilité de modifier sa commande pour des A350-1000.

Il s’agit d’une excellente nouvelle pour Airbus, cette commande émanant de l’une des sociétés les plus influentes du secteur aéronautique. Le Président d’ILFC, Steven Udvar-Hazy, n’avait cessé de répéter depuis le premier lancement de l’appareil que l’A350 posait des problèmes au niveau de son design. La première version ressemblait davantage à un dérivé de l’A330 qu’à un nouvel appareil et n’avait que très peu de chances d’être de taille à concurrencer le très innovant Boeing 787. Steven Udvar-Hazy avait donc poussé Airbus à réviser sa copie.

Après de nombreuses révisions du design de l’A350, ponctuées par plusieurs lancements, la version finale, présentée en décembre 2006, a fini par satisfaire le lessor américain. Il aura encore fallu un an de négociations avec le constructeur européen pour parvenir à un accord.

26/10/2007

Vers la fin des retards à New York JFK ?

Vers la fin des retards à New York JFK
 

Les Etats-Unis veulent mettre un terme à la congestion qui règne à JFK. Le DoT (Department of Transportation) a donc réuni les majors américaines les 23 et 24 octobre pour tenter de parvenir à un accord sur la réduction du trafic à l’aéroport new-yorkais. Parallèlement, un groupe de travail composé de représentants de compagnies aériennes, d’aéroports et d’officiels est chargé de trouver des mesures en ce sens, applicables avant l’entrée en vigueur du programme été 2008. Le but : ne plus dépasser les 80 mouvements par heure.

Le DoT espère que les compagnies réduiront volontairement leur programme de vol à JFK. Si ce n’est pas le cas, l’administration américaine imposera des quotas. Elle ne cache pas non plus son attirance envers l’instauration d’une taxe supplémentaire, sur la congestion, pour dissuader une partie des passagers de voyager vers JFK ou en heure de pointe et réduire ainsi les vols, donc les retards.

Connu pour ses retards chroniques, JFK a battu tous les records de dysfonctionnement cet été. Un tiers des vols a été annulé ou retardé, les passagers sont restés bloqués durant des heures sur les pistes… George W. Bush lui-même a décidé que la situation régnant à l’aéroport était inacceptable, d’autant plus qu’elle avait des répercussions sur les programmes de vols de tous les autres aéroports américains, et a chargé le DoT de trouver des solutions le plus rapidement possible.

La FAA (Federal Aviation Administration) a publié un avis le 19 octobre, identifiant les limites de l’aéroport. De 6h à 21h59, les opérations régulières et non régulières devront être limitées à 80 par heure. Un mouvement supplémentaire est possible entre 15h et 19h59, dans la limite de 44 en trente minutes et de 24 en quinze minutes. Hors, en 2007, JFK a atteint sa limite de 1 200 mouvements par jour en moyenne et en a géré plus de 1 300 par jour au mois d’août. Un programme de vol dépassant les capacités de New York JFK, même par météo favorable. Il n’a permis qu’à 62% des vols d’atterrir à l’heure cet été.

25/10/2007

EasyJet achète la compagnie GB Airways pour 149 millions d'euros

EasyJet achète la compagnie GB Airways pour 149 millions d'euros
 

La compagnie aérienne à bas prix britannique easyJet a annoncé jeudi dans un communiqué l'acquisition de la société concurrente GB Airways auprès du groupe de transport et de tourisme Bland Group pour la somme de 103,5 millions de livres en numéraire (149 millions d'euros).

GB Airways, qui opère la plupart de ses vols depuis l'aéroport londonien de Gatwick, dessert 31 destinations en Europe méridionale et en Afrique du Nord grâce à une flotte composée de 15 Airbus A320 et A321. La compagnie avait dégagé un bénéfice imposable de 2,6 millions de livres sur son exercice 2006/2007 achevé fin mars, pour un chiffre d'affaires annuel de 250 millions de livres et un nombre de passagers transportés de 2,8 millions.

"L'acquisition de GB Airways s'inscrit dans la stratégie d'expansion d'easyJet, et renforce en particulier son offre depuis Gatwick", aéroport situé au sud de Londres qui est sa principale base d'activité, a expliqué l'acquéreur dans son communiqué. Avec cet achat, qui devrait être bouclé avant le 31 janvier, easyJet disposera désormais de 24% des créneaux à Gatwick, et transportera environ 8 millions de passagers par an sur 62 destinations depuis cet aéroport. EasyJet précise que la transaction ne comprend pas les créneaux de vols dont bénéficiait GB Airways à l'aéroport londonien de Heathrow, qui feront l'objet de contrats de cession distincts.