05.10.2007
DayJet annonce l'ère de l'avion-taxi

Prendre un mini-jet comme l'on prend un taxi, ou presque, cela sera sans doute possible en Europe à brève échéance.
Le concept vient comme d'habitude des Etats-Unis. Il est porté par la société DayJet, basée en Floride. Fondée en 2002 par l'ancien patron de l'éditeur de logiciel Citrix, Ed Iacobucci, DayJet propose une formule d'avion-taxi où le cadre pressé peut prendre son avion quand il le veut (ou presque) en ne payant que le siège qu'il occupe. Le tout à des prix abordables.
« Nous ne facturons ni la mise en place de l'avion, ni l'éventuel trajet de retour à vide », explique Traver Kennedy, vice-président en charge des opérations stratégiques, qui était de passage à Paris cette semaine pour prospecter le marché européen. Les créateurs de DayJet, tous férus d'informatique, ont d'abord effectué un long travail de recherche en amont entre 2002 et 2005, pour formuler les algorythmes d'un puissant logiciel capable de gérer en temps réel offre et demande de places. Une équation compliquée : DayJet doit faire coïncider 300 jets, plus de 1 500 pilotes, et des centaines de clients potentiels, à partir d'une cinquantaine d'aéroports où la compagnie sera basée. « Ce sont des millions de combinaisons possibles qu'il faut optimiser pour être capable de répartir avions, pilotes et passagers deux heures avant les vols », ajoute Traver Kennedy. 
4 passagers pour 2 000 km
Avec son système, la start up pense proposer des tarifs comparables à un vol en classe affaire dans une compagnie classique. Mais dans un délai beaucoup plus court puisque DayJet ne fait que du point-à-point. La société veut en effet relier les villes moyennes encore mal desservies et ne disposant pas d'un hub. Rien que dans la région Sud-Est des Etats-Unis, qui englobe entre autre la Floride, la Géorgie, l'Alabama et la Caroline du Sud, DayJet a identifié 400 aéroports d'où il pourrait opérer.
La compagnie a fait le choix d'équiper sa flotte de l'Eclipse 500, un jet capable de transporter quatre passagers sur environ 2 000 kilomètres. Il est fabriqué par Eclipse, dont le fondateur, Vern Raburn, est un ami de longue date d'Ed Iacobucci. Pour frapper un grand coup, DayJet a commandé un premier lot de 310 Eclipse 500. Mais la compagnie en commandera beaucoup d'autres. « Nous voulons développer le concept dans l'ensemble des Etats-Unis, puis le dupliquer dans différents pays, dont en Europe », explique Traver Kennedy.
Sur le Vieux Continent, la tâche de DayJet ne sera pas aisée : l'espace aérien disponible est moins étendu qu'en Amérique du Nord, et le ferroviaire reste une alternative crédible à l'avion. « Pour l'instant, nous sommes dans la phase d'évaluation de ce marché et nous cherchons d'éventuels partenaires », conclut Traver Kennedy.

















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