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31/08/2007

Alitalia prévoit des pertes d'emplois et une augmentation de capital

Alitalia prévoit des pertes d'emplois et une augmentation de capital
 

La compagnie aérienne italienne Alitalia prépare une importante augmentation de capital et des suppressions d'emplois afin d'assurer sa survie dans le cadre d'un plan industriel qui doit être étudié jeudi, a-t-elle annoncé dans un communiqué. Les grandes lignes de ce nouveau plan doivent être examinées au cours d'un conseil d'administration.

Après l'échec de la vente de la compagnie, l'État italien a chargé le nouveau président Maurizio Prato de mettre au point de nouvelles mesures pour rendre la compagnie plus attirante afin de la céder rapidement. Selon la presse italienne, Alitalia pourrait supprimer au moins un millier d'emplois et lancer une augmentation de capital entre 1 et 1,5 milliard d'euros.

Le plan prévoirait aussi la suppression de certaines liaisons vers la Chine et l'Inde et un moindre rôle pour l'aéroport Malpensa de Milan (nord) au profit de celui de Rome, ce qui suscite déjà une levée de boucliers dans la capitale économique du pays.

Alitalia, détenue à 49,9% par l'État italien, connaît des difficultés financières chroniques et a déjà dû réaliser une augmentation de capital de 1 milliard d'euros fin 2005. Les pertes enregistrées l'an dernier et au premier trimestre 2007 contraignent la compagnie à faire de nouveau appel aux investisseurs pour la renflouer.

29/08/2007

Boeing : Everett livre son 3.000ième appareil

Boeing, Everett livre son 3.000ième appareil
 

Chez Boeing, chaque mois a son événement. Après le roll-out du Dreamliner en juillet, août sera marqué par la livraison du 3.000ième appareil sorti des usines d’Everett, situées près de Seattle dans l’Etat de Washington. Celui-ci, un Boeing 777-200ER (Extended Range), a été remis à Korean Air le 27 août.

Le site d’Everett est dédié exclusivement à la production des gros porteurs de Boeing, c’est-à-dire des B747, B767, B777 et, bientôt, des B787.

Ouvert en 1968, le site s’apprête à fêter son quarantième anniversaire. Couvrant près de quarante hectares, il s’agit des plus grandes installations de Boeing et elles renferment le bâtiment le plus volumineux du monde, selon le livre des records. Abritant la ligne d’assemblage principale du constructeur américain, il mesure 13,3 millions m3.

Quant à ce B777-200ER, il va aller rejoindre ses treize confrères dans la flotte de Korean Air pour effectuer des vols vers l’Europe, les Amériques et le Moyen-Orient. La compagnie coréenne exploite déjà soixante-deux appareils sortis des usines d’Everett et en attendant encore trente-cinq autres.

28/08/2007

Plus de 8.000 dollars sur eBay pour une place à bord du premier vol de l'A380

Plus de 8.000 dollars sur eBay pour une place à bord du premier vol de l'A380
 

La vente aux enchères des places à bord du premier vol commercial de l'Airbus 380, opéré par la compagnie Singapore Airlines (SIA), a suscité mardi sur le site internet spécialisé eBay une enchère montant à plus de 8.000 dollars. Les enchères avaient commencé lundi.

Pour une oeuvre de charité
La plus élevée pour ce vol commercial inaugural prévu le 25 octobre entre Sydney à Singapour a été formulée mardi pour un siège en classe affaires à 8.159 dollars, selon le site eBay Singapour. Un autre enchérisseur a proposé 5.000 dollars pour une place (sans hublot) en classe économique. SIA compte répartir équitablement tous les bénéfices de l'opération entre une oeuvre de charité singapourienne, deux hôpitaux pour enfants à Sydney et l'organisation internationale Médecins sans frontières.

Plus de 8.000 dollars sur eBay pour une place à bord du premier vol de l'A380 (2)


Premiers modèles octobre 2007
L'A380 de Singapore Airlines sera configuré pour accueillir 471 passagers dans trois classes. Il peut théoriquement transporter plus de 800 passagers en classe économique. Singapore Airlines, qui est l'une des compagnies phares en Asie, a été l'une des plus affectées par les retards de l'appareil A380, dont elle s'est engagée à acquérir 19 exemplaires. Elle devait commencer à recevoir ses modèles début 2006. Les livraisons ont finalement été repoussées à octobre 2007.

27/08/2007

EADS: la direction simplifiée se met en place pour réussir le redressement

EADS, la direction simplifiée se met en place pour réussir le redressement
 

Louis Gallois deviendra lundi seul maître à bord d'EADS, et Tom Enders patron de sa filiale Airbus, dans le cadre de la simplification de la direction du groupe européen d'aéronautique et de défense, avec pour mission de réussir le redressement. Miné par deux ans de retard d'industrialisation de l'A380 qui ont fait plonger Airbus dans le rouge en 2006 (-572 millions d'euros), EADS a décidé lors du sommet franco-allemand entre le président Nicolas Sarkozy et la chancelière Angela Merkel, le 16 juillet à Toulouse, de mettre fin à sa direction bicéphale franco-allemande, rendue responsable des déboires d'Airbus et d'incessantes frictions au sein du management. M. Gallois et M. Enders étaient jusqu'ici coprésidents exécutifs d'EADS, et M. Gallois présidait aussi Airbus.

Louis Gallois prend lundi ses fonctions d'unique patron d'EADS, coiffant Airbus, les hélicoptères, la défense et l'espace. Tom Enders prend la tête d'une société pesant 60% du chiffre d'affaires d'EADS, et a déjà affirmé que "l'avenir opérationnel de tout le groupe va se jouer chez Airbus". Les succès commerciaux du salon du Bourget, notamment du futur long courrier A350, et la confirmation que le premier avion géant A380 serait livré à Singapore Airlines le 15 octobre, marquent un début de redressement après une terrible année 2006, mais le défi reste de taille. Le plan de restructuration Power8 d'Airbus vise 5 milliards d'euros d'économies d'ici 2010 puis 2,1 milliards par an, en supprimant 10.000 emplois (dont 5.000 chez les sous-traitants) en quatre ans et en cédant totalement ou partiellement sept sites industriels sur seize.

EADS, la direction simplifiée se met en place pour réussir le redressement (2)


Sa réalisation concrète incombera à Tom Enders car les mesures sociales du plan annoncé en février ne seront détaillées qu'en septembre, comme le choix des repreneurs de sites. Dès mardi et mercredi, M. Enders rencontrera à Toulouse l'ensemble des syndicats européens d'Airbus, très remontés contre le plan. "Il ne va pas y avoir de changement majeur sur ce qui nous préoccupe vraiment: le plan Power8. On n'attend aucune amélioration (...) puisque ce sont les mêmes hommes", déclare Daniel Friedrich, porte-parole du syndicat allemand IG Metall. Du côté français, certains craignent en outre un renforcement de l'influence allemande, même si Louis Gallois a indiqué qu'il veillerait au dossier Airbus.

"Le comité exécutif compte maintenant six Allemands, deux Français, un Espagnol et un Anglais, c'était impensable il y a 18 mois", remarquait cette semaine un syndicaliste. Tom Enders devra aussi en finir avec les difficultés d'industrialisation de l'A380, notamment des cablâges électriques. Le programme n'est pas encore "tiré d'affaire", "nous ne pouvons nous permettre de bévue lors de la montée en puissance", déclarait-il prudemment fin juillet. Il est sur ce point rejoint par des syndicats toulousains. "On va sortir le premier appareil en fanfare, mais jusqu'au 26e on devra câbler à la main. Il y a encore beaucoup d'incertitudes sur le rattrapage des retards en 2009 et 2010", selon une source syndicale. La deuxième "simplification des structures" viendra en assemblée générale extraordinaire des actionnaires d'EADS, sans doute le 22 octobre.

Rüdiger Grube, représentant DaimlerChrysler, prendra seul la présidence du conseil d'administration, qu'il coprésidait avec Arnaud Lagardère. M. Lagardère est supposé lui succéder dans quatre ans, en vertu de l'équilibre franco-allemand entre les actionnaires privés de référence, DaimlerChrysler et Lagardère, prévu par le pacte d'actionnaires. Les questions de la révision du pacte et d'une éventuelle augmentation de capital, qui divisent les actionnaires, ont été renvoyées à plus tard.

26/08/2007

Ryanair crée une taxe d'embarquement

Ryanair crée une taxe d'embarquement
 
La compagnie irlandaise à bas coûts Ryanair a annoncé vendredi qu'elle allait taxer les passagers n'utilisant pas le service d'embarquement sur internet, à hauteur de deux livres, soit trois euros, afin de réduire les files d'attente aux services d'embarquement en aéroport.

La compagnie aérienne veut ainsi "encourager ses passagers à utiliser le service gratuit Check'N'Go", mis en place sur internet, qui permet d'enregistrer sa carte d'embarquement directement en ligne, sans passer par le comptoir d'embarquement de l'aéroport, et de gagner ainsi du temps. Cette nouvelle taxe s'ajoute à une autre taxation mise en place en mars 2006 sur les bagages en soute.

Il faut ainsi débourser par valise entre 3,5 euros, si le vol a été réservé sur internet, et 7 euros si le vol n'a pas été réservé de cette façon. Début août, l'un des principaux concurrents de Ryanair, Easyjet, avait adopté une politique similaire de taxation des bagages enregistrés.

24/08/2007

L'UBCNA dépose plainte contre l'utilisation de la piste 20 le samedi

L'UBCNA dépose plainte contre l'utilisation de la piste 20 le samedi
 

L'Union Belge Contre les Nuisances des Avions (UBCNA) a déposé plainte contre le ministre de la Mobilité, Renaat Landuyt, le directeur général de l'administration belge de l'Aéronautique, Jules Kneepkens, et le directeur des opérations de Belgocontrol, Bernard Alloo, à la suite de l'utilisation de la piste de décollage 20 chaque samedi depuis 2005 à l'aéroport de Bruxelles (Brussels Airport), annonce vendredi l'UBCNA dans un communiqué.

La plainte écrite, signée par Jacques Vandenhaute (MR) et François Van Hoobrouck (MR), respectivement président et vice-président de l'UBCNA, a été déposée le 16 août dernier auprès du procureur du Roi de Bruxelles. Elle vise principalement le non-respect de trois arrêts du Conseil d'Etat, datant de 2005 et 2006, interdisant l'utilisation de la piste 20 le samedi.

Les plaignants se basent également sur un cas particulier - le samedi 11 août dernier - pour dénoncer le non-respect du système de sélection des pistes à Brussels Airport. Le vent arrière était ce jour-là supérieur à 0 noeud, ce qui interdit l'utilisation de la piste en question.

La fièvre est retombée à l'aéroport de Charleroi

La fièvre est retombée à l'aéroport de Charleroi
 

Les réservations de billets sur les vols Ryanair devraient pouvoir reprendre dès la semaine prochaine et idéalement dès lundi : c'est ce qu'a annoncé vendredi l'administrateur délégué de l'aéroport de Charleroi (BSCA) lors d'une réunion avec les représentants syndicaux du personnel de l'aéroport.

L'administrateur délégué Marcel Buelens a fait le point sur la rencontre qu'il a eue jeudi, en compagnie de la présidente du conseil de l'administration du BSCA Edmée De Groeve, avec Michael O'Leary, le patron de Ryanair, à Dublin. Pour Mr Buelens, selon le porte-parole de l'aéroport, le bilan de cette rencontre "peut être considéré comme rassurant", et la reprise des réservations de billets devrait reprendre au début de la semaine prochaine, et peut-être même dès lundi.

Ryanair a rappelé en quoi consistaient ses demandes : actuellement, la société dispose de quatre avions au sol à Charleroi, et pourrait aller jusqu'à disposer de dix appareils. Sans toucher au droit de grève, il est important, aux yeux du patron de Ryanair, qu'en cas de mouvement social, les pilotes puissent décoller à vide, pour aller rechercher les passagers dans les aéroports où ils se trouvent, et les déposer dans un autre aéroport qui ne soit pas en grève, ce qui n'avait pas été le cas lors de la grève de juin dernier. "La fièvre semble ainsi retombée", commente-t-on encore à l'aéroport de Charleroi.

22/08/2007

Suppléments "fuel" dans le secteur aérien: illégaux? Excessifs? Trompeurs?

Suppléments fuel dans le secteur aérien, illégaux Excessifs Trompeurs
 
Via leur propre site web, des moteurs de recherches de toute sorte ou via des portails, la plupart des compagnies aériennes attirent les consommateurs avec des prix nets très bas. Malheureusement, quand le consommateur réserve son vol via Internet, ce qui est de plus en plus fréquent, il connaît seulement à la fin de la procédure le montant final à payer. La part des différentes taxes, frais et charges ajoutées au prix initial ou au prix de promotion fluctue entre 20% et 200%. Pour contrer le manque de transparence des prix, Test Achats exige des prix tout compris. En effet, au cours des deux dernières années, la plupart des compagnies aériennes ont successivement appliqué à cinq reprises voire plus des suppléments "fuel". Le prix du kérosène a doublé entre mai 2004 et août 2007 et pourtant certaines surcharges carburant ont été multipliées par cinq. Pour Test Achats, ces surcharges ne sont pas réalistes par rapport à la hausse effective du prix du carburant par passager. En Angleterre, l’Office of Fair Trading britannique a remporté une grande victoire contre 13 compagnies aériennes pour des promotions et des prix trompeurs. L’organisation de consommateurs demande à la Direction Générale Contrôle et Médiation d’en faire de même et d’engager au plus vite une enquête.

Petit retour en arrière
Dans les années 70 et 80, les compagnies aériennes nationales étaient leaders. Pas de libéralisation et les sociétés low-cost n’existaient pas encore. Les tarifs faisaient l’objet d’un contrôle national des prix. Ainsi, au cours de la première crise pétrolière, une surveillance fut introduite pour contrôler les suppléments "fuel" et les compagnies furent obligées de justifier ces dernières. En ce qui concerne les prix, le secteur du transport aérien a pris l’habitude d’ajouter diverses taxes et autres suppléments au prix de base du billet. Dans une première phase, il s'agissait presque exclusivement de la taxe d'aéroport : une rétribution pour pouvoir décoller d’un aéroport ou pour pouvoir y atterrir. Mais, entre-temps, le nombre de suppléments est devenu flou et les montants de ces surcharges n’ont cessé d’augmenter au fil des années. Suite aux attentats du 11 septembre, diverses "taxes de sécurité" ont vu le jour. Ensuite, il a été question de surcharges carburant, de suppléments pour le paiement avec une carte de crédit, de frais de dossier, etc. Tous ces frais étaient additionnés sous un vocable commun intitulé "taxes-box" et sans aucune transparence. Les consommateurs voient les prix net affichés et veulent bien entendu pouvoir les comparer, ce qui s’avère impossible.

Un grand manque de transparence des prix
Quand le consommateur réserve son vol via Internet, ce qui est de plus en plus fréquent, c’est seulement à la fin de la procédure qu’il sait à combien s'élève le montant final. En général, le consommateur imprime les données et ferme la page, après quoi, il va naviguer sur le site d’une compagnie concurrente où il fait la même chose. Quand il ne clique pas sur la dernière confirmation afin de réserver parce qu'il n'est pas d'accord avec les suppléments, la réservation n’est pas effective. Si le consommateur veut réserver plus tard, il y a une grande chance qu’entre-temps le prix ait, de nouveau, augmenté de quelques euros. Bien entendu, il s’agit ici de soi-disant suppléments optionnels que le consommateur choisit de payer pour des prestations de services complémentaires non obligatoires (p. ex.: les bagages supplémentaires, le repas, les boissons, l'assurance...). De cette façon, comparer est donc presque impossible. Actuellement, les prix tout compris sont utilisés uniquement lors d’actions de promotion. Un projet de règlement européen est en cours d’élaboration, il prévoit le principe des prix tout compris dans le secteur aérien. Cependant, il vise uniquement l’indication du prix dans la publicité ou les actions de promotion.

Les prix des carburants adaptés de manière illégale 
Les suppléments "fuel" appliqués depuis mai 2004 par les plupart des compagnies aériennes européennes, étaient contraires à la loi sur les pratiques du commerce. Cette loi impose l’obligation à chaque vendeur de reprendre toutes les taxes et frais dans le prix total et ceci aussi bien dans sa publicité que dans ses indications de prix pour le public. C’est seulement pour les prestations de services "optionnelles" ou facultatives qu’un vendeur ou qu’une compagnie aérienne peut compter un supplément (par exemple pour le transport d’un bagage supplémentaire). La législation vise ainsi une indication de prix transparente et une comparaison des prix plus facile. Le consommateur ne devrait donc plus être trompé par des campagnes de promotion ni par les faibles prix attractifs annoncés sur les sites web.

Respect de la loi et transparence !
Les suppléments "fuel" sont devenus une pratique généralisée sauf chez certaines compagnies comme Ryanair, Easyjet, Vueling, ainsi que chez les compagnies charter comme Jetairfly et Thomas Cook Airlines. En plus, ces suppléments ont apparemment un caractère cumulatif : la plupart de compagnies aériennes ont déjà appliqué cinq fois ou plus des surcharges carburant de manière successive au cours des deux dernières années. Le prix du kérosène a doublé entre mai 2004 et août 2007 alors que certaines surcharges carburant ont été multipliées par cinq. Chez Brussels Airlines, le consommateur paie une surcharge carburant de 16,30 € par trajet pour les vols européens et 60 € pour le vol longue distance. Par exemple, le 20 juillet dernier, Lufthansa a augmenté la surcharge carburant de 10 € par trajet pour les vols à longue distance, ce qui porte ce supplément à 62 € au total.
Le 16 juillet dernier, KLM, Air France et Northwest Airlinses augmentaient leur surcharge carburant une nouvelle fois: 1 € par trajet pour les vols intra-européens et 5 € par trajet pour vols intercontinentaux. Depuis le 8 août, KLM a encore rajouté un euro ce qui porte au total les suppléments sur un vol intra-européen à 25 €. En ce qui concerne Air France, la surcharge carburant seule s’élève déjà à 9 € par trajet pour un vol national, 13 € pour un vol européen et 58 € pour un vol long de distance.
Cette pratique soulève d’autres questions. Ces surcharges sont-t-elles réalistes par rapport à la hausse effective du prix du carburant par passager ? D'après quelques calculs, cela est rarement le cas et il est à peine question de baisses proportionnelles. Autre chose : n’est-il pas trompeur que la plupart des compagnies aériennes intègrent ces suppléments soit dans la "taxes-box" du ticket soit dans une rubrique "taxes supplémentaires, frais et charges", rubrique "fourre-tout" qui ne fait que s’étendre ? La part de celle-ci fluctue maintenant d'environ 20% à 200% du prix promotion net.
L’existence de pratiques d’entente sur les prix est également plausible entre certaines compagnies. British Airways a d’ailleurs récemment encouru une amende d’environ 180 millions d'euros pour des ententes de prix conclues avec Virgin Atlantic concernant les suppléments de carburant sur les vols à longue distance. Et la publicité de certaines compagnies autour de l’indication irréaliste « prix à partir de » est sans aucun doute également trompeuse. 

Combattre efficacement 
Pour pouvoir combattre efficacement les violations de la législation sur la concurrence, il est nécessaire d’attribuer d’urgence plus de moyens et de personnel aux autorités de la concurrence.

En matière des prix, il doit être expressément spécifié que la loi des pratiques du commerce s'applique également à la vente des billets d’avion. En outre, il faut pouvoir sanctionner efficacement afin que la loi soit respectée. S’il y a un cas de force majeur qui impose une surcharge temporaire, celle-ci doit être justifiée et la méthode de calcul (et le remboursement éventuel) doit être spécifiée dans le contrat...

21/08/2007

Ryanair supprime la vente de billets à partir de Charleroi

Ryanair supprime la vente de billets à partir de Charleroi

Ryanair confirme, sur son site internet, sa décision de suspendre toutes ses réservations à partir du BSCA (Aéroport de Charleroi) à partir du 12 novembre prochain. Cette mesure, indique Ryanair, est prise en attendant la résolution des problèmes qui ont causé la fermeture de l'aéroport pendant le week-end du 15-17 juin dernier, et ainsi l'annulation des vols pour plus de 22.500 passagers.

"L'aéroport de Bruxelles Sud-Charleroi a assuré Ryanair que des solutions sont en cours et dès lors, Ryanair espère pouvoir reprendre ses vols très rapidement", poursuit ce communiqué. Cependant, Ryanair se dit "déterminé à assurer ses vols seulement si la compagnie reçoit l'assurance qu'une éventuelle grève ne pourra plus bloquer cet aéroport international. Un plan d'urgences doit être opérationnel".

Les vols de Ryanair au mois d'août, septembre et octobre à partir de et vers Bruxelles Sud-Charleroi ne sont pas concernés par ces annulations. En attendant une solution, Ryanair ne fera pas plus de commentaires sur cette affaire, conclut le communiqué de la compagnie low-coast.

En juin dernier, la grève des agents du MET avait été déclenchée en réaction aux propositions du ministre wallon des Transports, André Antoine, quant à la sécurité dans les aéroports. Ils avaient voulu exprimer leur refus d'être à l'avenir employés directement par les sociétés gestionnaires des aéroports, des firmes privées soutenues par les autorités wallonnes.

Les organisations syndicales avaient considéré que les dispositions annoncées constituaient un premier pas vers la privatisation. De son côté, Ryanair avait estimé que cette grève était "illégale" et "injustifiée". Elle avait demandé à la Région de prendre des mesures urgentes pour que la sécurité soit assurée par les forces de l'ordre ou par des travailleurs du "privé".

De son côté, le ministre Antoine avait donné aux organisations syndicales des garanties quant au maintien de l'emploi, du lieu de travail et des pensions, en rappelant que l'agent contractuel et statutaire aurait le choix d'intégrer les deux filiales dans lesquelles les deux aéroports régionaux restaient majoritaires (51% pour 49% respectivement aux aéroports de Charleroi et de Bierset), ou, dans le cas contraire, de redevenir fonctionnaire.

Un protocole d'accord avait finalement été signé, mais les organisations syndicales avaient été mandatées pour poursuivre des négociations. A l'heure actuelle, aucune réaction officielle n'émane encore des organisations syndicales ou du cabinet du ministre Antoine, à l'annonce de la suspension de la vente des billets par Ryanair après le 12 novembre à Charleroi.

19/08/2007

Embraer : Les profits plongent de 49% au deuxième trimestre de 2007

Embraer, Les profits plongent de 49% au deuxième trimestre de 2007

Les profits du constructeur brésilien Embraer ont plongé de 49% au deuxième trimestre de 2007 malgré une hausse de 11% de son chiffre d'affaires par rapport au même trimestre de 2006.

En effet, Embraer a enregistré un chiffre d'affaires de 1.11 milliard USD et un profit net de 67.3 millions USD contre un chiffre d'affaires de 997.5 millions USD et un profit net de 139.1 millions USD au deuxième trimestre de 2006.

Pendant ce dernier trimestre, Embraer a livré 36 avions, le même nombre qu'en 2006, dont 27 avions de ligne pour le segment Aviation Commerciale, 7 Legacy 600 pour le segment Aviation d'Affaires ainsi qu'1 ERJ-145 et 1 Legacy 600 pour le segment Défense et Gouvernement.

Une des principales causes de la baisse des profits est l'augmentation des dépenses allouées à la recherche et au développement qui a augmenté de 90.3 millions USD au deuxième trimestre de 2006 à 210.2 millions USD au deuxième trimestre de 2007 dû en grande partie à la compensation de 57.0 millions USD donné à Kawasaki Heavy Industries (KHI) pour la fabrication des ailes pour les Embraer 190/195.

Dans la première moitié de 2007, le nombre d'employés a également augmenté de 23% pour être capable de produire 14 appareils de la famille Embraer 170/190 par mois d'ici la fin de l'année. Malgré avoir seulement livré 61 appareils pour le premier semestre, Embraer prévoit tout de même livrer entre 165 et 170 appareils en 2007.

Pour ce qui est du carnet de commande, il y a 452 avions de ligne dont 399 de la famille Embraer 170/190 pour une valeur totale de 15.6 milliards USD par rapport à 14.8 milliards USD l'année dernière.