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30/07/2007

Avec V Australia, Virgin fait encore des petits

Vigin

 

Son nom, elle le signera d’un V qui veut dire Virgin. Car la nouvelle compagnie internationale long-courrier australienne ne reniera aucune de ses origines lorsqu’elle décollera en novembre 2008. Faisant référence à la fois à la marque fétiche de Richard Branson, dont elle est une nouvelle bouture, et à son pays d’origine, son nom sera « V Australia ». Il a été révélé le 25 juillet par le groupe Virgin Blue à Sydney.

V Australia a déjà trouvé son image. Les appareils de sa flotte seront revêtus d’une livrée argentée sur le fuselage et rouge sur l’empennage, fidèle au style Virgin. Ils porteront également les éléments du drapeau australien : l’Union Jack sera présent à l’arrière du fuselage et les étoiles de la Croix du Sud parsèmeront la queue. Quant au logo, il se décompose en un V massif, rouge et étoilé, ainsi que du mot « australia » en lettres minuscules et blanches (ou grises sur le fuselage).

Virgin V

 

Virgin Blue n’a pas seulement présenté le look de sa quatrième filiale. Elle a également annoncé qu’elle avait obtenu l’autorisation de l’IASC australienne (International Air Services Commission) pour lancer ses vols directs entre l’Australie et les Etats-Unis à partir du mois de novembre 2008. Si les destinations n’ont pas encore été précisées, elles devraient initialement se situer sur la côte est de l’Australie et la côte ouest des Etats-Unis. La flotte sera composée de sept Boeing 777-300ER (Extended Range), la plupart commandée directement auprès de Boeing le 21 mars. Seul le premier Triple Sept sera acquis en leasing auprès d’ILFC (International Lease Finance Corporation).

Celui-ci sera baptisé « Didgeree Blue », référence au didgeridoo, un instrument des aborigènes d’Australie. Les dénominations de la compagnie et de l’appareil ont été trouvées par des Australiennes, respectivement Teresa Manuel et Irene Wilson, lors d’un concours lancé par Virgin Blue pour trouver le nom du nouveau transporteur transpacifique. Une stratégie à présent classique au sein du groupe Virgin pour faire connaître une start-up auprès de ses passagers éventuels.

28/07/2007

Le dialogue de sourds se poursuit entre Airbus et Boeing

Le dialogue de sourds se poursuit entre Airbus et Boeing

 

Airbus et Boeing se sont dits prêts vendredi à négocier pour sortir de leur conflit sur les subventions à l'industrie aéronautique, en marge du différend déféré à l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

"Il est dommage que Boeing ait choisi la voie procédurière. Nous sommes prêts à négocier à tout moment, mais il faut être deux pour danser le tango", a déclaré Geoffrey Shuman, directeur des affaires européennes d'Airbus. Or, "les Etats-Unis disent qu'ils sont prêts à négocier mais que nous devons au préalable renoncer unilatéralement aux aides au lancement, sans aucune concession similaire de leur part. Nous ne pouvons pas approuver des négociations sur une telle base", a-t-il ajouté.

Le groupe spécial de l'OMC chargé d'enquêter à la demande des Etats-Unis sur les subventions européennes à Airbus s'est réuni mercredi et jeudi à Genève pour la dernière fois avant son verdict attendu au plus tôt en décembre. Un autre groupe spécial enquêtant sur plainte de l'UE sur les subventions américaines à Boeing se réunira pour la première fin septembre avant de rendre en principe sa décision au printemps 2008.

27/07/2007

Le transport aérien en état de crise au Brésil

Le transport aérien en état de crise au Brésil

 

Si l’accident de GOL avait sensibilisé les Brésiliens aux problèmes du transport aérien dans leur pays, celui de TAM les a complètement réveillés. Le Président Luiz Inacio Lula da Silva a remercié son ministre de la Défense et ami Waldir Pires le 25 juillet pour le remplacer par Nelson Jobim. A lui d’imposer les mesures nécessaires à l’assainissement et la sécurisation du trafic aérien au Brésil.

Nelson Jobim a du pain sur la planche. Ancien Président de la Cour Suprême, il n’a aucune expérience de l’aviation ni d’autorité dans l’armée, responsable du contrôle aérien. Il devra pourtant faire face au chaos qui règne depuis des mois dans le ciel brésilien. Celui-ci s’est déclenché après le 29 septembre 2006 et la collision entre un Boeing 737-800 de GOL et un appareil d’affaires Legacy 600 au-dessus de la forêt amazonienne, causant la mort de 154 personnes. Un problème de détection radar et de communication entre les appareils et les contrôleurs pourraient être en partie responsables du drame.

Depuis, les contrôleurs aériens manifestent régulièrement pour demander davantage de moyens et des augmentations de salaire. Selon eux, l’équipement de communication radio est dépassé et la couverture radar est plus que défaillante. Annulations et retards sont devenus monnaie courante dans le pays, très dépendant du transport aérien. Cette situation s’est encore aggravée depuis le 17 juillet et l’accident de l’Airbus A320 de TAM à l’aéroport de Congonhas, qui a fait 199 victimes. Car certains pilotes ont ajouté un peu d’huile sur le feu en refusant d’atterrir à cet aéroport de Sao Paulo par temps de pluie.

Les premières mesures
Cette fois, le gouvernement a été obligé de réagir. Le ministère de la Défense a annoncé différentes mesures le 20 juillet, visant à réformer le trafic aérien au Brésil et à Congonhas dans un premier temps. Ainsi tous les droits de décollage et d’atterrissage à Congonhas vont être redistribués dans les deux mois à venir. Le but est d’ôter sa fonction de hub à l’aéroport situé au cœur de Sao Paulo. Les vols de correspondances vont être interdits au profit des vols « point à point », ainsi que les vols charters. Le nombre de décollages va également y être réduit.

L’application de ces premières mesures a déjà commencé. L’ANAC (Agence Nationale de l’Aviation Civile) a interdit aux compagnies de vendre des billets pour des vols décollant ou atterrissant à Congonhas le 24 juillet jusqu’à ce que les opérations y soient régularisées, afin d’être sûre que les passagers qui sont déjà en possession de leur billets puissent embarquer. TAM et GOL, les deux principales compagnies brésiliennes, ont dû annuler des douzaines de vols et en reprogrammer autant. A partir du 30 juillet, la plupart des liaisons opérées vers Congonhas sont redirigées vers Guarulhos ou supprimées.

Infraero, la société gérant les aéroports brésiliens, va donc devoir trouver des créneaux. Elle a été chargée par le ministère de la Défense de remettre un plan d’expansion et de réorganisation des aéroports de Sao Paulo. En attendant, elle récupèrera ceux mobilisés par des compagnies en faillite ou en restructuration. Il s’agira là de solutions à court et moyen terme car la principale mesure sera de doter la ville du sud du Brésil d’un troisième aéroport commercial. L’ANAC et le ministère ont trois mois pour en définir le site de construction.

Gulf Air s’enfonce dans la crise

Gulf Air s’enfonce dans la crise

La santé de Gulf Air se dégrade de jour en jour. La compagnie du Golfe persique a perdu son CEO le 23 juillet alors qu’elle est également entachée par un scandale financier. André Dosé, qui est entré dans ses fonctions le 1er avril, a posé sa démission le 22 juillet. Le conseil d’administration et le Président d’honneur Mahmood Hashim Al Kooheji l’a acceptée le lendemain. Personne n’a encore été nommé pour le remplacer.

André Dosé est le second président exécutif que la compagnie perd en moins d’un an. James Hogan, son prédécesseur, l’avait quittée en octobre 2006. Son départ aurait été provoqué par un désaccord avec le conseil d’administration au sujet de la direction de Gulf Air. Ce dernier aurait souhaité mettre en place deux comités, l’un exécutif, l’autre d’audit, ce que M. Dosé aurait considéré comme un affaiblissement de son autorité.

Ce n’est pas la seule crise que la compagnie traverse en ce moment. Mahmood Hashim Al Kooheji a en effet reconnu il y a quelques jours qu’elle collaborait avec la police dans une enquête sur des irrégularités financières qui auraient été commises dans plusieurs secteurs il y a quelques années. Un responsable a été entendu dans cette affaire.

Il semble que Gulf Air soit vouée à la division. Créée par les gouvernements du Qatar, d’Abou Dhabi, d’Oman et de Bahreïn, la compagnie a perdu un à un ses partenaires jusqu’à ce qu’il ne reste plus que le royaume de Bahreïn. En déficit depuis plusieurs années, elle pourrait perdre 675 millions de dollars en 2007. C’est pourquoi le conseil d’administration a assuré que le plan de restructuration lancé par André Dosé se poursuivrait.

Qantas présente son logo et sa cabine A380

Qantas logo

 

Qantas se prépare à accueillir ses appareils de nouvelle génération. Pour marquer le coup et rafraîchir son image, la compagnie a donc changé son logo. Présenté le 24 juillet, il devrait apaiser ceux qui redoutaient que le kangourou ne soit en voie de disparition dans la flotte australienne. Le marsupial reste et ses formes, plus modernes, s’adaptent à l’arrivée des nouveaux appareils et de leur nouvel aménagement cabine.

Le « flying kangaroo » est caractéristique de Qantas depuis 1944 et dérivé du dessin des pièces australiennes d’un penny. Il n’avait pas connu de changement depuis 1984. Le nouveau logo possède des lignes plus fluides et un nez plus pointu. Il est également davantage replié sur lui-même. Les caractères formant le nom de la compagnie ont été légèrement modifiés et adoucis. Le premier appareil à porter les nouvelles couleurs est un Boeing 767 affecté à la desserte du réseau domestique.

Présentation de la cabine de l’A380
Qantas affirme que la nouvelle silhouette de son kangourou s’adaptera parfaitement à la nouvelle génération d’appareils qui va intégrer sa flotte, dont l’Airbus A380. Elle en a d’ailleurs profité pour présenter la configuration de la cabine du « Super Jumbo », dont le premier exemplaire arrivera en août 2008. Celle-ci sera aménagée de façon à transporter 450 passagers. Le pont principal va abriter les 14 suites de première classe ainsi qu’une grande partie des 332 sièges de classe économique. Le pont supérieur sera quant à lui composé des 72 places de Business et des 32 de Premium Economy.

Cette dernière classe est une nouveauté chez Qantas. Composée de sièges du constructeur Recaro plus larges qu’en classe économique normale (de 19,5 pouces), elle offre un compromis aux passagers désireux de profiter de davantage de confort sans pour autant investir dans un billet de classe affaires. Le pitch peut atteindre jusqu’à 42 pouces. Cette nouvelle classe ne sera pas seulement disponible sur la flotte d’A380 mais sera introduite dès le mois de février sur les Boeing 747-400 à destination de Londres, Hong-Kong et Johannesburg. Sur le Jumbo Jet, il y aura huit sièges de front (2-4-2) ; ils ne seront que sept dans l’A380 (2-3-2).

 

Qantas présente son logo et sa cabine A380

 

L’A380 offrira plusieurs salons à ses passagers. Celui réservé aux voyageurs de classe affaires sera aménagé de sièges en cuir, d’un bar et de prises pour les ordinateurs portables. La classe économique aura elle aussi ses bars en self-service, au nombre de quatre. Ils permettront aux passagers de se désaltérer tout au long du vol, en plus des repas et boissons servis par le personnel navigant. L’appareil sera enfin doté d’un nouveau système de divertissement en vol disponible dans toutes les cabines, qui offrira le choix entre une centaine de films, 350 chaînes de télévision, cinq cents disques et une trentaine de jeux.

25/07/2007

Singapore Airlines mettra les 1ères places de l'A380 aux enchères sur eBay

Singapore Airlines mettra les 1ères places de l'A380 aux enchères sur eBay

 

Les places à bord du premier vol commercial de l'A380 seront mises au enchères sur le site internet Ebay, a annoncé mercredi Singapore Airlines (SIA), première compagnie à étrenner l'avion géant d'Airbus en octobre prochain.

"En réponse aux demandes émanant du monde entier de clients souhaitant être les premiers passagers du vol, Singapore Airlines mettra les places aux enchères sur le site EBay", indique un communiqué de SIA. Tous les bénéfices de l'opération seront versés à des oeuvres de charité, ajoute le texte.

Singapore Airlines mettra les 1ères places de l'A380 aux enchères sur eBay (2)

 

Lors de ce premier vol, reliant Singapour à Sydney, les heureux adjudicataires se verront remettre "un certificat personnalisé" attestant de leur présence à bord du vol qui "fera date dans l'histoire de l'aviation", ajoute la compagnie.

Le nombre de sièges aux enchères n'a pas encore été arrêté et "la date exacte du vol sera fixée bientôt après une ultime notification d'Airbus quant à la date de livraison en octobre prochain", poursuit le communiqué. SIA s'est engagée à acquérir 19 Airbus A380 dont le délai de livraison n'a cessé d'être repoussé depuis 2005.

24/07/2007

Airbus accusé d'avoir touché jusqu'à 205 milliards de subventions

Airbus accusé d'avoir touché jusqu'à 205 milliards de subventions

 

Les Etats-Unis ont accusé Airbus devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC) d'avoir reçu jusqu'à 205 milliards de dollars de subventions, a rapporté mardi un haut fonctionnaire européen qui a contesté ce montant "complètement ridicule".

Ce chiffre a été communiqué confidentiellement par les Etats-Unis à l'OMC avant la deuxième et dernière audition, prévue mercredi et jeudi, du groupe spécial chargé d'enquêter sur les subventions versées par des Etats européens au constructeur aéronautique, a précisé le responsable de la Commission européenne qui a requis l'anonymat. Washington évalue ainsi entre 100 et 205 milliards de dollars le total des sommes versées par les Européens à Airbus depuis la naissance de l'avionneur en 1967, en incorporant à cette somme les intérêts courus chaque année, a-t-il indiqué.

L'évaluation américaine "est assez absurde. Ils ont calculé ça de façon totalement ridicule en gonflant les chiffres", a estimé le fonctionnaire européen. La somme de 205 milliards représente huit fois la capitalisation d'EADS, la maison-mère d'Airbus, a-t-il fait valoir, pour se demander où sont passées les sommes en question. Les Etats-Unis et l'Union européenne s'accusent mutuellement depuis octobre 2004 devant l'OMC de verser des subventions illégales à leur constructeur aéronautique respectif, Boeing et Airbus.

En calculant les sommes en cause de la même manière que le font les Américains, le montant des subventions reçues par Boeing et contesté par Bruxelles ne serait pas 23 milliards de dollars mais 305 milliards, a observé le haut fonctionnaire. Le verdict de l'OMC dans le cas des subventions à Airbus n'est pas attendu avant décembre prochain et dans le cas de Boeing en juin 2008.

22/07/2007

Brésil: pagaille aérienne après l'annonce du plan d'urgence

Brésil, pagaille aérienne après l'annonce du plan

 

La pagaille a régné samedi dans le ciel brésilien au lendemain de l'annonce par le gouvernement d'un plan d'urgence pour résoudre la crise du transport aérien, après le tragique accident d'un Airbus de TAM à Sao Paulo dont le bilan est estimé autour de 200 morts. Samedi à l'aube, cinq avions qui effectuaient des vols internationaux ont dû rebrousser chemin et revenir à l'aéroport international de Sao Paulo (Guarulhos), en raison de défaillances de radars dans la région amazonienne. Deux vols d'American Airlines reliant Sao Paulo à Miami ont dû se poser à Manaus (nord).

"Il y a eu des problèmes à la tour de contrôle Cindacta 4 de Manaus et cinq avions ont dû faire demi-tour", a indiqué samedi l'entreprise gestionnaire des aéroports brésiliens, Infraero. Une panne d'alimentation en courant des radars de cette tour de contrôle durant la nuit est à l'origine des ces perturbations, a précisé Infraero. D'après la radio CBN, "plusieurs aiguilleurs du ciel ont commencé à pleurer", impuissants à pouvoir contrôler le trafic aérien, mais grâce à d'autres systèmes radio, ils ont pu entrer en contact avec les avions qui se trouvaient dans la région de Manaus.

Brésil, pagaille aérienne après l'annonce du plan (2)

 


Le brouillard a également pertubé les opérations samedi matin dans les aréoports de Rio de Janeiro, Sao Paulo (sud-est) et Porto Alegre (sud). Sur 1.285 vols programmés jusqu'à 18H00 (21H00 GMT), 573 avaient enregistré des retards de plus d'une heure (soit 44,7%) et 144 avaient été annulés, soit 11,2%. Samedi matin, la boîte noire contenant les conversations des pilotes (voice recorder) a été retrouvée parmi les débris de l'Airbus qui avait percuté mardi soir un immeuble à Sao Paulo.

La compagnie aérienne brésilienne TAM a indiqué par ailleurs qu'il y avait un occupant supplémentaire, un copilote embarqué au dernier moment, à bord de l'A320 accidenté, ce qui porte à 187 le nombre de victimes à bord. Le bilan final devrait dépasser 200 morts. L'appareil s'est écrasé près de l'aéroport de Congonhas et a explosé en percutant un bâtiment de TAM Express, filiale fret de la compagnie, qui s'est transformé en brasier. Sur les lieux de l'accident, une soixantaine de pompiers, aidés pour la première fois de chiens de sauvetage, continuaient samedi de rechercher les victimes, dont 47 ont pu être identifiées, alors que quatre blessés sont décédés.

Le bilan exact ne sera connu qu'à l'issue des opérations d'identification qui peuvent prendre un mois. Le président Luis Inacio Lula da Silva est intervenu vendredi soir à la télévision pour la première fois depuis la pire catastrophe aérienne au Brésil et a annoncé une série de mesures pour faire face à la crise du système de transport aérien. La crise a commencé en septembre par le crash d'un Boeing de la Gol en Amazonie avec 154 personnes à bord après une collision avec un avion d'affaire. Depuis cette date, le trafic aérien s'est déréglé.

Grèves du zèle des contrôleurs aériens, pannes d'équipements, surréservations des compagnies: les passagers des grands aéroports br ésiliens sont sans arrêt soumis à des retards importants ou à des annulations de vols. Le président a demandé aux Brésiliens de faire preuve de "sérénité" après le nouvel accident à Sao Paulo. "On ne peut condamner ou absoudre qui que ce soit sur la bases d'opinions précipitées", a-t-il estimé. Les mesures annoncées visent pour l'essentiel à réduire de manière draconienne, d'au moins 30% selon la presse, le trafic aérien sur l'aéroport de Congonhas, situé en plein coeur de la ville.

D'ici 60 jours, l'aéroport ne sera plus la plaque tournante du transport aérien au Brésil et n'accueillera plus que des vols directs. Le nombre de décollages et d'atterrissages sera limité à 33 par heure au lieu de 44. Les compagnies étrangères ne se verront plus attribuer de nouvelles fréquences à Guarulhos, l'aéroport international de Sao Paulo. D'ici trois mois, l'emplacement d'un troisième aéroport sera choisi à Sao Paulo. Ce projet ne pourra pas voir le jour avant au moins six ans.

20/07/2007

A320 de TAM : l’enchaînement du drame se précise

A320 de TAM, l’enchaînement du drame se précise

 

On en sait un petit peu plus sur les circonstances de l’accident de TAM le 17 juillet. Le 19 juillet, la société gérant les aéroports brésiliens Infraero a diffusé la vidéo des caméras filmant les pistes de l’aéroport Congonhas de Sao Paulo au moment où l’Airbus A320 de la compagnie brésilienne atterrissait. Elle montre que l’appareil avançait à une très grande vitesse. L’A320 a en effet parcouru l’intégralité de la piste en moins d’une trentaine de secondes, à une vitesse moyenne supérieure à 100 noeuds. L’enquête va donc devoir déterminer pourquoi le monocouloir n’a pas ralenti.

TAM a confirmé que le reverse du réacteur n°2 était alors désactivé. Un problème y était survenu le 13 juillet et la compagnie avait une dizaine de jours pour faire inspecter l’appareil, durant lesquels celui-ci pouvait encore voler. Il s’agit d’une procédure conforme aux manuels de maintenance du constructeur européen qui n’affecte pas, en théorie, les capacités d’atterrissage du monocouloir à Congonhas dans les conditions météorologiques qui régnaient le 17 juillet.

C’est pourquoi, sur la vidéo, les reverses ne semblent pas être engagés au début de l’atterrissage, l’équipage ayant respecté la procédure afin d'éviter une poussée dissymétrique qui aurait fait sortir l'appareil de l'axe de la piste. En revanche, lorsque l’A320 atteint les derniers 300 mètres, l’inverseur de poussée du moteur n°1 (coté caméra) est complètement enclenché, comme si le pilote avait effectué une tentative désespérée pour s’arrêter. C’est cette action qui aurait pu entraîner sa bifurcation à gauche ainsi que les divers témoignages faisant état d'une remise de gaz.

Dans tous les cas, la neutralisation du reverse du réacteur n°2 ne peut pas être la seule cause de l’accident, un appareil n’ayant pas absolument besoin de ce dispositif pour s’arrêter. Il devrait plutôt s’agir d’un enchaînement de dysfonctionnements : le revêtement neuf mais non terminé de la piste permettait-il ou non l’évacuation correcte de l’eau alors qu’il pleuvait de façon soutenue sur Sao Paulo ? A quel moment l’équipage a-t-il pris conscience que les dispositifs de freinage étaient inefficaces et pourquoi n’a-t-il pas redécollé ?

Les deux boîtes noires de l’appareil ont été retrouvées. Leur analyse devrait aider les enquêteurs, dont font partie des spécialistes d’Airbus et du BEA français (Bureau d’Enquêtes et Analyses), à déterminer les causes de l’accident. 186 personnes se trouvaient à bord du vol JJ3054, dont six membres d’équipage. Il y a également eu des victimes au sol, notamment celles travaillant dans le bâtiment de TAM Express dans lequel l’appareil est rentré après avoir survolé l’avenue Washington Luis, en contrebas de l’aéroport. Les secouristes ont retrouvé 188 victimes.

 

Les caméras de surveillance de l'aéroport ont enregistré ceci au moment du drame :

http://www.youtube.com/watch?v=oT2RLbHz-rI

19/07/2007

Virgin America décolle le 8 août

Virgin America décolle le 8 août

La bataille en valait la peine. Après des mois de conflit avec le DoT (Department of Transportation), Virgin America a enfin obtenu le certificat l’autorisant à lancer ses ventes de billets et ses opérations. Le 18 juillet, la nouvelle compagnie domestique américaine a donc dévoilé ses premières destinations : elle décollera le 8 août de sa base de San Francisco vers Los Angeles et New York (JFK).

Toutes liaisons qui seront lancées durant le programme été ont été présentées. Le 29 août verra l’arrivée d’une ligne entre New York et Los Angeles. Un mois plus tard, le 26 septembre, Washington intègrera le réseau de la compagnie américaine et sera reliée à sa base californienne, puis Las Vegas fera de même le 10 octobre. Enfin, le 24 octobre, Los Angeles sera reliée à la capitale américaine.

Toutes ces liaisons seront réalisées par les Airbus A320 que Virgin America a déjà reçus et dont elle a prêté une partie à Skybus en attendant d’obtenir sa clairance du DoT. Ils sont dix à être disponibles actuellement, dont cinq proviennent de sa commande passée directement auprès du constructeur européen.

Virgin America est une compagnie low-cost mais proposant également une cabine de première classe. Loin du modèle habituel des compagnies à bas coûts, elle offre un service de divertissement en vol, les sièges de classe économique étant tous équipés d’écrans de 9 pouces, et un éclairage qui s’adapte à la partie de la journée (mood-lighting). Elle propose également un programme de fidélisation. Autant de différences sur lesquelles elle compte pour attirer le chaland.