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11/06/2007

Galileo sera public

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Le programme Galileo traverse une mauvaise passe. Le Conseil des ministres des Transports européens a dû admettre le 8 juin que les négociations pour confier le développement du projet de système de radionavigation par satellite à un consortium privé avaient échoué. Il n’a pas pour autant remis en cause sa raison d’être. Galileo sera donc 100% financé par le secteur public.

La prise de décision a été reportée à la prochaine réunion des ministres des Transports européens prévue pour le 1er et le 2 octobre. En attendant, le Conseil a confié à la Commission Européenne le soin de se débrouiller pour trouver des propositions de financement. Ce revers va en effet augmenter les coûts de développement du système de 2,4 milliards d’euros entre 2007 et 2013, qui s’ajoutent au milliard déjà prévu.

Deux visions s’affrontent à présent. L’une prône l’utilisation des fonds apportés annuellement par les Etats membres pour soutenir le fonctionnement de l’Union Européenne. Ceux-ci ne sont en général pas intégralement utilisés et finissent par être restitués aux Etats sous forme d’avoirs. L’autre solution, soutenue par l’Allemagne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, serait que chaque Etat apporte sa contribution à l’ESA (Agence Spatiale Européenne) afin que les retombées financières du système soient proportionnelles aux investissements consentis.

Si une solution est rapidement trouvée, le déploiement de la totalité du système Galileo devrait être terminé en 2012. Il compte trente satellites dont la mission va être de faire concurrence au GPS (Global Positioning System) américain. Son développement et son exploitation devaient initialement être confiés à des industriels privés, les consortiums iNavSat (EADS, Thalès et Inmarsat) et Eurely (Alcatel, Finmeccanica, Aena et Hispasat) s’étant entendus pour collaborer en juin 2005. Mais depuis, les rivalités ont refait surface ainsi que les inquiétudes sur les retombées du projet, bloquant les négociations sur les modalités de sa concession. Le Conseil des ministres n’a pourtant pas exclu la possibilité d’une participation du secteur privé dans la phase d’exploitation.

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