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30/04/2007

Croissance du transport aérien s'accélère au premier trimestre

Croissance du transport aérien saccélère au premier trimestre

 

La croissance du trafic aérien international s'est accélérée au premier trimestre 2007, en hausse de 7% sur le premier trimestre 2006, après une progression de 5,9% de l'ensemble de 2006 par rapport à 2005, a indiqué l'Association internationale du transport aérien (IATA) lundi.

Le rythme de croissance a même atteint 7,8% en mars, après 6,8% en février et 6,1% en janvier par rapport aux mois correspondants de 2006. Cette progression est liée "à la vigueur des principales économies", indique l'association, qui regroupe environ 260 compagnies aériennes internationales.

Ces chiffres confortent la prévision de l'IATA d'un retour au bénéfice des compagnies aériennes en 2007 après 6 ans de pertes et un déficit cumulé de 40 milliards de dollars. L'IATA a réévalué ses prévisions financières au début du mois d'avril et table désormais sur un bénéfice cumulé de 3,8 milliards de dollars en 2007.

29/04/2007

Le plus beau jeu vidéo

Avant chaque séance de simulateur, il y a une heure de briefing. John est un rouquin d'une quarantaine d'années. Il est assis à ma gauche dans la salle de briefing pour cette séance simulateur 767 de 4 heures. Il est copi comme moi, et il sort ses lunettes pour mieux lire le plan de vol que l'instructeur, Karl, vient de nous tendre.

Le plus beau jeu vidéo

Il est 5:25, et Karl souffle sur son café. Karl a des cheveux blancs et une réputation qui le précède. Bien que ses parents soient d'origines allemandes, c'est un Texan pur et dur. Ancien officier dans l'US Air Force, il a mené une carrière impeccable à American Airlines pendant 36 ans. Il est très vite passé instructeur pilote de ligne sur le 727, puis le 757 et le 767, et enfin le 777 dès la sortie de l'avion. Karl est une légende. On dit ici qu'il est "more senior than God." Il essaie de nous mettre à l'aise, mais en vain. Je mâche du chewing gum, et j'essaie de battre les 4 heures de sommeil. Avant de me coucher hier soir à l'hôtel, j'ai revu toutes les procédures, et je me sens prêt. Karl parle des pannes qu'on va voir, des erreurs à ne pas faire, et de certaines différences entre le simulateur et l'avion. Il nous demande s'il y a une manoeuvre qu'on aimerait voir. J'arrête de mâcher et lui dis que je voudrais voir une "track abort." C'est la procédure de sortie d'un track pour un déroutement.

Les tracks sont les voies aériennes de l'Atlantique Nord. Comme il n'y a pas de couverture radar, il y a une certaine procédure pour quitter les tracks. Lorsqu'on doit se dérouter, par exemple, on doit faire un virage à 90 degrés, et suivre le track en parallèle à 15 Nautiques de distance, puis commencer notre descente. Une fois qu'on est en-dessous des tracks, on peut mettre le cap sur l'aéroport de dégagement. Ce n'est pas une procédure très difficile, et je la connaissais en théorie. Je voulais la voir lorsque le "work load" dans le cockpit est élevé, lors d'une situation d'urgence comme une panne moteur ou un problème de dépressurisation.

La séance se passe bien. Les remises de gaz et pannes moteur s'enchaînent. Karl arrive même à me complimenter. John, lui, se détend un peu. Je crois que les pilotes plus âgés sont stressés par les simulateurs, à cause de leur environnement artificiel et surréel à la fois. Le truc c'est de ne pas traiter le simu comme un avion mais comme un jeu vidéo, une espèce de XBox 360 sur hydraulique. Une XBox de 10 million de dollars.

Mes collègues peuvent voir que je suis en train de prendre mon pied. Je déconnecte les automatismes dès que je peux, je demande à l'instructeur s'il peut me rajouter un vent de travers, ou si je peux piloter une arrivée avec panne moteur en manuel. John, avec un sourire aux lèvres et une dose de cynisme, lance dans le cockpit, "Danny, on dirait que tu aimes vraiment voler." Je lui réponds: "J'aime les jeux vidéos."

La limite vent de travers pour le 767 est 29 noeuds. Comme j'ai réussi à poser l'avion sans problème avec 25 noeuds, puis 35 noeuds, Karl décide de me donner 50 noeuds de vent de travers ! Je dois donc décoller piste 22L à JFK, de nuit, faire un tour de piste à 1500 pieds, et poser l'avion en manuel. En finale, je crabe l'avion pour lui donner une trajectoire rectiligne au-dessus du sol. Le nez de l'avion pointe vers le centre ville de New York, mais les lumières du seuil de piste 22L sont dans le coin gauche de ma verrière. Je crabe l'avion et j'établis un taux de descente en sorte que la piste ne "bouge" plus dans la verrière. J'ajuste la manette de poussée pour maintenir ma vitesse. Je me configure tôt. J'appelle la checklist atterrissage. Et je vérifie ma trajectoire sur mon MFD—mon multi-function display.Pour les derniers cents pieds, je demande à John de garder un oeil sur mon badin, pendant que je reste fixé sur la piste. Les lumières d'approches passent sous moi. Les lumières du seuil sont toujours à ma gauche, le nez du 767 toujours pointé vers le centre ville. John me dit que je suis un peu rapide, et je trouve que je suis un peu bas sur le PAPI. Alors, au lieu de réduire de la puissance, je réduis mon taux de descente. Et pour une seconde, j'oublie que je suis dans un simulateur à Miami. La vitesse est bonne maintenant. Le PAPI indique rouge et blanc. Je ne donne que de petites corrections sur le manche et les palonniers. Lorsque la voix dans le cockpit annonce "FIFTY," je commence doucement à décraber en mettant du palonnier à gauche et en inclinant une aile vers le vent, pour rester sur la trajectoire de la piste. FORTY, THIRTY, TWENTY, TEN... Le train droit touche la piste, puis le train gauche, je mets du volant à droite. Les speedbrakes se lèvent. Full reverse. Je passe doucement sur les freins, et je souris.

Game Over.

27/04/2007

Airbus: 2.300 emplois supprimés à Toulouse, idem à Hambourg

Airbus logo

 

Environ 2.300 emplois devraient être supprimés sur les sites industriels de Toulouse et un nombre sensiblement équivalent à Hambourg, dans le cadre du plan de restructuration Power8, selon les chiffres communiqués par la direction d'Airbus vendredi.

Par ailleurs, la France serait également touchée par la suppression de 964 emplois sur 4.000 au siège d'Airbus appelé "Central entity", également à Toulouse, et par celle de 369 postes à Saint-Nazaire, 295 à Nantes, et par 192 suppressions d'emplois à Méaulte (Somme). Outre le siège, les sites proches de Toulouse seront ainsi amputés de 2.305 emplois, soit 2.168 en banlieue de Toulouse et 137 à l'usine de Saint-Eloi.

En Europe, près de 4.000 postes seraient également supprimés. A Hambourg, le nombre de suppressions d'emplois s'élève à 2.317, à Filton (Royaume-Uni) à 1.095 et à Getafe (Espagne) à 334. Ces chiffres ne concernent pas les sites comme Nordhenham en Allemagne que la direction d'Airbus entend céder à des partenaires industriels prêts à partager les risques et pour lesquels elle s'est fixée la date de la mi-juillet pour signer ces accords de partenariat.

Les organisations syndicales ont contesté la décision de la direction de clore la phase d'information au niveau européen de Power8 pour entamer celle de négociations pays par pays. Enfin, la direction a indiqué que la première réunion annuelle de négociations sur la politique salariale aurait lieu jeudi, une semaine après les débrayages dans différentes usines françaises suite à l'annonce du montant de la prime de participation s'élevant en moyenne à 2,88 euros.

Alitalia annule 356 vols le 3 mai en raison d'une grève

Alitalia annule 356 vols le 3 mai en raison dune grève

 

Alitalia va supprimer 356 vols sur les 711 prévus le jeudi 3 mai en raison d'une grève du personnel de cabine, a annoncé vendredi la compagnie italienne. Les syndicats ont confirmé la grève après la rupture des négociations avec la direction sur le renouvellement de la convention collective de cette catégorie, ont indiqué les sept syndicats d'Alitalia.

Les syndicats ont fustigé "l'intransigeance et la myopie de la direction" tandis que la compagnie a regretté "le grave dommage économique" dû à cette grève au moment où Alitalia "enregistre une reprise positive du trafic" depuis le début de l'année "qui risque d'être compromise".

Alitalia connaît de graves difficultés financières. Le gouvernement italien a lancé la vente de sa part des 49,9% qu'il détient dans la société, et trois consortium, dont un italien, sont en course pour la reprise de cette participation.

Feu vert du Parlement européen pour des shériffs des airs

Feu vert du Parlement européen pour des shériffs des airs
 
Le Parlement européen a approuvé ce mercredi en seconde lecture le déploiement d'agents de sécurité armés dans les avions commerciaux volant en Europe afin de contrer toute tentative terroriste.

Landuyt pas favorable
Le texte, qui va devoir à présent retourner auprès des ministres européens des Transports pour accord final, autorise la présence de "shériffs des airs", tout en laissant aux Etats membres la liberté de les interdire pour les compagnies au départ ou à destination de leur territoire, ou transitant par celui-ci. Le ministre fédéral belge de la Mobilité Renaat Landuyt, en charge de ce dossier, a déjà indiqué à plusieurs reprises par le passé que les shériffs des airs ne seraient pas autorisés en Belgique. Le texte approuvé ce mercredi à Strasbourg stipule que les agents armés qui seront déployés dans le ciel européen devront avoir obligatoirement reçu une formation appropriée. Une réévaluation des dispositions est d'ailleurs programmée.

Liquides
Par ailleurs, toujours en matière de sécurité aérienne, les députés ont demandé ce mercredi que les dispositions européennes actuelles limitant les quantités de liquide pouvant être emportées par les passagers en cabine fassent l'objet d'une réévaluation six mois après leur entrée en vigueur, soit le mois prochain. Le Parlement se fait ainsi l'écho des critiques formulées par le secteur de la vente de parfums dans les aéroports, lequel a vu son chiffre d'affaires baisser suite aux dispositions européennes limitant la présence de liquides à bord. Les mesures avaient été adoptées l'automne dernier dans la foulée de la découverte d'un présumé complot visant à faire exploser des avions de ligne à l'aide d'explosifs liquides dissimulés par des terroristes.

25/04/2007

Virgin Atlantic choisi le Boeing 787 Dreamliner

Virgin Atlantic choisi le Boeing 787 Dreamliner

 

Le bouillant PDG de Virgin Atlantic Richard Branson n’utilisera plus le claim « 4 engines 4 long-haul » ! La compagnie britannique vient de passer commande chez Boeing pour 15 biréacteurs long-courriers B787-9 livrables entre 2011 et 2014. La commande est assortie de 8 options et d’un droit d’achat pour 20 exemplaires du même type. Le montant de la commande totale s’élève à près de 8 milliards de dollars selon les prix affichés sur le catalogue public du constructeur américain.

Cette commande de 787-9 est la première au Royaume-Uni pour cette version et la plus importante en Europe, toutes versions confondues, pour le Dreamliner. Les 787 de Virgin Atlantic seront configurés avec une cabine triclasse de 250 à 290 sièges suivant les marchés sur lesquels ils opéreront (vols affaires ou vacances).

La compagnie a par ailleurs indiqué que ces nouveaux appareils serviront notamment aux lancements de nouvelles destinations comme Bangkok, Melbourne, Rio, Seattle, Toronto et Vancouver, Perth et Hawaï étant également à l’étude.

Virgin opère aujourd’hui avec une flotte de 37 appareils long-courriers quadriréacteurs : 19 Airbus A340-600, 5 A340-300 et 13 Boeing 747-400. La compagnie ne s’était pas tournée vers l’avionneur américain depuis novembre 2000.

24/04/2007

Aviation Partners Boeing lance ses kits pour 767-300ER

La filiale de la société américaine Aviation Partners spécialisée dans les ailettes marginales pour les appareils de l’avionneur américain, vient d’annoncer qu’elle venait de lancer officiellement son programme destiné à équiper les extrémités des voilures des Boeing 767-300ER.

Aviation Partners Boeing lance ses kits pour 767-300ER

 


Aviation Partners Boeing (APB) précise que trois compagnies présentes sur trois continents ont déjà passé des commandes fermes pour équiper 68 Boeing 767-300ER. La compagnie américaine American Airlines avait déjà laissé entendre qu’elle équiperait ses appareils si les kits étaient disponibles.

Les kits seront composés de « Blended Winglet » ou ailettes marginales incurvées et non de « Raked Wingtips », contrairement aux dispositifs livrés avec la dernière génération d’appareils de la famille 767 ; le Boeing 767-400.

Selon Aviation Partners Boeing, les nouveaux kits permettront un gain en consommation annuelle par appareil de près de 350 000 gallons (1 330 000 litres), un gain en capacité marchande de près de 5,44 tonnes et un allongement du rayon d’action de 360 nm (667 km).

APB anticipe la certification du nouveau programme d’ailettes marginales avec la FAA pour le quatrième trimestre 2008. La société espère équiper 460 B767-300ER entre 2009 et 2012 soit près de 80% de la flotte actuellement en service.

Une proposition flamande qui plomberait le ciel bruxellois

Une proposition flamande qui plomberait le ciel bruxellois

 

Le comité de concertation de mercredi analysera une proposition flamande sur les nuisances sonores des avions au-dessus et autour de Bruxelles "qui semble déjà promise à quelques turbulences".

Het Laatste Nieuws précise que la proposition flamande prévoit une diminution des vols de nuit (de 25.000 par an à 16.000) et une extension de l'interdiction de vol pour la plupart des avions bruyants jusqu'à 7 heures du matin. Selon le journal, le gouvernement flamand est parvenu vendredi à un accord sur cette proposition dont le but est de débloquer le dossier des nuisances sonores des avions.

Une proposition flamande qui plomberait le ciel bruxellois (2)

 


Le ministre flamand de l'environnement, Kris Peeters, veut une diminution des vols de nuit le plus rapidement possible, en tous cas au plus tard le 1er janvier 2009, en fonction de la restructuration de l'entreprise de courrier express DHL.

Du côté bruxellois, on apparente ce texte à une "provocation", précisant que la proposition ne règle rien et qu'elle "ose encore remettre en cause les normes de bruit bruxelloises alors qu'elles ont été définitivement validées par la Cour de cassation".

22/04/2007

Superbowl

Superbowl

 

Je suis chez moi à Chicago, en train de faire mes affaires. Je pars pour Miami demain matin. Ca fait un an que j'ai fait ma qualif de type B767, donc ma compagnie m'envoie en recurrent training ou renouvellement de qualifs—4 heures de simu commençant à 6h du mat' Dimanche matin. Ouch.

Ici à Chicago, avec des vents en rafale à 22 kt et une tempé de -13 degrés Celsius, c'est un Hiver interminable. Ce week-end est un week-end important pour notre ville. Dimanche, le Superbowl aura lieu, et la dernière fois que les Chicago Bears ont été qualifiés pour la finale c'était en 1985. La ville de Chicago est déjà en fête. On croirait qu'on a déjà gagné. On affrontera les Colts d'Indianapolis dans le stade de Miami. Les tempés seront dans les vingtaines de degrés. Et pour la première fois de ma vie, je me réjouis de partir en renouvellement.

Ma compagnie continue à grandir, lentement. La concurrence est acharnée, et le secteur ne va pas fort. D'après le blog de Randy à Boeing: "Seulement un pourcent des nouvelles compagnies aériennes réussissent à long terme." (15 Nov. 2006). Les statistiques ne sont pas terribles.

Les grandes compagnies aériennes, elles, n'embauchent toujours pas. United, American, Delta, Northwest, et US Airways n'ont pas embauché depuis le 11 Septembre 2001. Mais elles commencent doucement à rappeler les pilotes qui ont été licenciés ces dernières années. Leurs centres de formation qui ont coûté des millions de dollars ne sont pratiquement pas utilisés—à part pour des renouvellements de qualifs annuels. Donc, pour les rentabiliser, elles les louent aux jeunes compagnies comme la mienne, qui ne peuvent pas se payer des simulateurs.

Ainsi des pilotes dans ma compagnie ont été formés à Denver, dans le training center de United avec des instructeurs United. J'ai été formé chez Boeing à Seattle, mais j'ai fait la sécurité et sauvetage à Atlanta, dans les centres Delta Airlines, avec des instructeurs Delta.

Mon instructeur ce dimanche est un pilote d'American Airlines qui est instructeur sur 767 et 777. D'ailleurs, c'est un véritable cowboy. Dans son temps libre, il fait de l'élevage de serpents, dont il a une centaine dans son ranch au Texas.

Les 'majors' donc nous louent leurs simus et leurs instructeurs pour former nos pilotes. Puis, on se retourne, et on mène une concurrence acharnée contre elles.

Oui les taux de réussite ne sont pas supers pour les nouvelles compagnies aux US. On ne gagne pas souvent, mais on continue à se battre—un peu comme les Chicago Bears au Superbowl.

21/04/2007

 

Etihad triple son chiffre d’affaires au premier trimestre

 

Le pari de la jeune compagnie aérienne basée à Abou Dhabi est en passe d’être remporté. Etihad Airways a publié ses résultats pour le premier trimestre 2007 avec un chiffre d’affaires de près de 143 millions d’euros (712 millions de dirhams EAU), en hausse de 208 % par rapport à la même période l’année dernière. Etihad a également transporté plus d’un million de passagers sur la même période, soit une augmentation de 176 %.

L’augmentation des recettes de la compagnie progresse plus rapidement que la forte augmentation du nombre disponible de siège/kilomètres (+130%) liée à l’introduction de 15 nouveaux appareils de grande capacité (777-300ER, A340-500) au cours des 12 derniers mois. Le taux de remplissage progresse quant à lui de 54,5% à 68,3% au premier trimestre.

Poursuite du développement en 2007
Après les récents lancements de vols sur Téhéran, Kuala Lumpur Sydney et Trivandrum, Etihad va poursuivre l’extension de son réseau avec les dessertes attendues de Cochin (3 juin), Dublin (2 juilllet) et Milan (2 septembre). La compagnie introduira à cet effet 10 nouveaux gros porteurs long-courriers cette année dont 6 durant la période estivale : quatre A330-200 et ses deux premiers A340-600, portant sa flotte à un total de 31 appareils.

Mais comme le souligne James Hogan, le nouveau CEO de la compagnie, « faire fonctionner une compagnie aérienne ne se résume pas à ajouter des avions et des destinations ». La compagnie va travailler à améliorer ses correspondances à Abou Dhabi en renforçant notamment ses fréquences sur les destinations existantes.

Etihad va ainsi porter à 258 le nombre de ses rotations hebdomadaires au départ de sa base avec 6 liaisons supplémentaires vers le sous-continent indien, 15 liaisons de plus vers le Moyen-Orient, 5 vers l’Europe (avec notamment le renforcement de Paris CDG qui comptera 10 vols hebdomadaires à partir du 1er septembre), 8 vers l’Asie et 6 vers l’Afrique.

Consolidation
Face à quatre années de forte croissance, James Hogan a déclaré que la compagnie « entrait dans une phase de consolidation afin d’assurer sa pérennité commerciale ». Le CEO d’Etihad a par ailleurs récemment indiqué à la presse des Emirats que la compagnie commençait à examiner de prés l’acquisition de monocouloirs de type A320 ou B737 pour la desserte de son réseau régional ; des modules beaucoup plus faciles à rentabiliser sur des destinations comme Dammam, Doha ou Bahreïn et qui sont d’ailleurs déjà utilisés par des compagnies comme Qatar Airways ou Gulf Air.

 

Etihad triple son chiffre d’affaires au premier trimestre (2)

 

Selon James Hogan, plus de 50% des destinations desservies aujourd’hui par la compagnie pourraient l’être par des appareils monocouloirs, ce qui permettrait d’augmenter les fréquences sur ces destinations ou d’en lancer de nouvelles qui ne justifient pas l’utilisation d’un gros porteur, le Boeing 767-300 et les Airbus A330-200 étant les modules les plus petits de la flotte de la compagnie d’Abou Dhabi pour le transport de ses passagers.

L’utilisation de moyen-courriers sur certaines de ses destinations permettrait également à la compagnie de libérer autant de gros porteurs pour son réseau long-courrier, Etihad cherchant depuis des mois à acquérir de nouveaux appareils de plus en plus rares sur le marché à court terme.