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03.02.2007

Un rêve, une passion, qui emporte tout sur son passage

Un rêve, une passion, qui emporte tout sur son passage

Un rêve, une passion, qui emporte tout sur son passage

Le métier de pilote de ligne en a fascinné plus d'un. Quand on est enfant, et que l'on voit un avion dans le ciel, une masse de feraille qui peut atteindre jusqu'à 80 mètres de long à notre époque, on est emporté par la folie. La folie de l'homme qui, au fil du temps, s'est constitué des connaissances lui ayant permis de construire de véritables paquebots volants. Il en est ainsi pour beaucoup.

Mais à côté de ça, il y a les vrais passionnés. Ceux qui vivent pour leur passion. Qui n'ont d'yeux que pour elle. Des personnes qui sont pris en plein coeur par l'aviation, son monde unique et ses fascinantes carrières. J'en fais très certainement partie.

Ca s'est passé il y a quatre ans exactement. Je n'avais alors jamais pris l'avion. Et, par le hasard des choses, jamais je n'avais été attiré par les avions auparavant. Je m'en souviendrai toujours. C'était un soir, sur la route qui longe le lac Léman. On m'emmena à l'aéroport de Genève. Depuis le matin même, l'idée de me retrouver en l'air m'intriguait tout de même un peu. Comme un grand, je me suis présenté et enregistré. J'ai attendu l'heure d'embarquement, et les frissons ont commencés à se faire sentir. Le stress aussi.

Ce moment restera gravé dans ma mémoire. C'était un 737 tout rouge (eh oui, Virgin Express bien entendu). Au moment où j'ai franchi le seuil porte/avion, une sensation bizarre me pris dans tout le corps. J'étais là, et j'allais voler pour la première fois.

J'ai bouclé ma ceinture, tout en regardant les instructions de sécurité expliqués par les hôtesses, impressionné. Le commandant de bord annonça le départ. Un départ sensationnel. C'est là que ça a fait tilt, au moment où les pleins gaz ont été mis. Curieusement, ce n'était pas au moment où l'avion s'est soulevé, bien que ce moment ait été très intense aussi. Ce tilt, qui depuis lors, a changé ma vie. Je su à ce moment précis que ma place était à l'avant, aux commandes d'un avion de ligne. Un moment inoubliable.

Le prémice des Alpes et les reflets de l'eau du Léman défilèrent à toute allure sous mes yeux immobiles. Je ne savais plus ou regarder, tant ces instants étaient fabuleux. A l'atterrissage à Zaventem (disons maintenant comme il se doit "Brussels Airport", notre bon vieil aéroport), j'étais scotché à mon siège, et une hôtesse à dû me demander de me lever et de rejoindre les autres passagers, déjà à l'intérieur du terminal.

Cette nuit-là, à part voir des avions et revivre les instants magiques que la vie m'avait offert, je ne dormis que très peu.

Depuis lors, il ne se passe pas un jour sans que je pense aux avions, à leur beauté, leur "gueule", leur bruits, aux sensations qu'ils m'apportent. Maintenant, à chaque fois que je prends l'avion, je me sens sur un nuage (c'est le cas de le dire). Je me sens mieux en réalité à l'intérieur d'une cabine d'acier pressurisée avançant à 850 km/h que sur mes deux jambes, au sol. C'est un autre monde, qui m'a fait découvrir ce que quelqu'un d'heureux peut ressentir.

Maintenant, tous les trois quatre mois (faute de pouvoir me payer mon PPL), je m'achète un billet Ryanair pour pouvoir être heureux, l'espace de quelques heures. Et quand je ressors de l'appareil, je me sens bien pendant quelques jours, jusqu'à ce que le manque ne revienne. Au plus j'avance dans le temps, au plus ce manque se fait ressentir tôt et fort.

Je sais que ma place est à l'avant d'un avion de ligne. J'en suis certain. C'est comme ça. C'est le sens de ma vie.

Les rares vrais passionnés comme moi pourront se reconnaitre dans cet épisode de ma vie.

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Commentaires

Je te comprends très bien J'ai passé ma license ATPL 1969 (Pilote de ligne) en avril 2001. Reussie du premier coup je file au states faires mes heures de vols (je te rassure pas via la Sabena) de retour en aout et plein de rêves en tête, je commence à postuler. La suite tu la connais, le 11/09 tout s'écroule (sans mauvais jeux de mots) !!! et je me retrouve sur le planché des vaches. depuis je suis tjrs au sol. j'ai maintenu mon PPL à Liège mais malheureusemment j'ai perdu min ATPL 1969 à cause du JARFCL puisqu'il me fallait 500 heures en Multi crew engine avant 2005 pour que ma license soit convertie automatiquement.

Néanmoins, chaques fois qu'un avion passe, je ne peux m'empecher de lever la tete vers le ciel. Et moi aussi je suis un vrai gamin chaques fois que je le prends.

Écrit par : 1Cognito | 06.02.2007

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