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23.12.2006

L'Éco-atterrissage

La compagnie scandinave, pionnière en terme de responsabilité environnementale, inaugure une nouvelle forme d’atterrissage.

SAS est la première compagnie aérienne au monde à effectuer une nouvelle forme d’atterrissage qui garantit la sûreté des vols tout en réduisant les effets nocifs sur l’environnement.

L’éco-atterrissage réduit l’émission de gaz, la consommation de kérosène ainsi que les bruits émis par les appareils. Pour effectuer cet atterrissage écologique, la compagnie doit amorcer sa descente plus tôt, laissant les moteurs tourner au ralenti. Grâce à cette manœuvre, l’appareil réduit d’environ 100 kg sa consommation de kérosène, de 314 kg l’émission de CO2 et d’1,1 kg l’émission d’oxyde d’azote.

Cette initiative est rendue possible grâce à la collaboration entre SAS Suède, l’Autorité de l’Aviation Civile suédoise, Boeing et Airbus. Pour le moment, ces atterrissages sont pratiqués uniquement en Suède avec tous les Boeing 737 de la flotte. SAS a commencé la période de tests le 19 janvier 2006 et les poursuivra jusqu’en juin 2007. A partir de cette date, le projet pourrait être étendu et la compagnie effectuerait ces atterrissages écologiques sur l’ensemble de son réseau européen. A terme, la compagnie souhaite l’imposer comme une procédure standard d’atterrissage.

Pour rendre cette nouvelle procédure efficace, un travail d’équipe minutieux est nécessaire. La communication entre les pilotes et les aiguilleurs du ciel pour la transmission de données doit être extrêmement précise afin de savoir exactement à quel moment l’appareil peut abandonner l’altitude de croisière et entamer la phase de vol plané jusqu’à la piste d’atterrissage.

« Les éco-atterrissages représentent une initiative importante pour rendre la compagnie plus respectueuse de l’environnement. A ce jour, SAS et l’aéroport de Stockholm ont effectué un peu plus de 600 « éco-atterrissages », ce qui fait de nous des précurseurs mondiaux dans un domaine qui peut permettre aux compagnies de continuer à être bénéfique à la société », a déclaré Peter Larsson, commandant de bord de SAS en charge de ce projet.

Dans un contexte de hausse permanente du trafic et alors que de plus en plus de discussions portent sur les moyens à mettre en œuvre pour réduire les émissions de CO2, SAS souhaite continuer à proposer de telles initiatives pour diminuer les émissions engendrées par la croissance du trafic. La compagnie a salué la directive de la Commission Européenne visant à élargir au transport aérien son système européen d’échange de quotas d’émissions (ETS).

Pour plus d'informations sur le système ETS, lire l'article ci-dessous.

 

Une aviation moins polluante pour lutter contre le changement climatique

L'aviation constitue l'une des principales sources d'émissions de gaz à effet de serre en Europe. Sa prise en compte dans le système communautaire d'échange de quotas d'émissions pourrait permettre de réduire les émissions de CO2 liées à ce secteur de 46 % d'ici 2020.

Si la quantité d'émissions provenant des vols intérieurs diminue, celle du transport aérien international est en hausse, ce qui nuit à l'efficacité de la lutte de l'UE contre le changement climatique. Cette situation s'explique par le fait que les vols intérieurs sont couverts par le protocole de Kyoto, contrairement aux vols internationaux. Les émissions dues aux vols internationaux dans l'UE ont augmenté de 87 % depuis 1990: en cause, la baisse du prix des billets d'avion associée à l'absence de prise en compte des coûts environnementaux de ce phénomène.

Pour donner un ordre d'idée, une personne effectuant un vol aller-retour Londres-New York produit une quantité d'émissions à peu près équivalente à celle générée par une famille européenne moyenne pour chauffer son logement pendant un an.

Selon le commissaire à l'environnement Stavros Dimas, la prise en compte du transport aérien dans le système communautaire d'échange de quotas d'émissions semble être le moyen le plus rentable et le plus efficace sur le plan environnemental pour limiter les émissions provenant de l'aviation.

La proposition de la Commission allouera aux compagnies aériennes des quotas annuels et négociables de CO2. À la fin de chaque année, les compagnies devront restituer un nombre de quotas d'émissions correspondant aux tonnes de CO2 qu'elles auront émises. La quantité totale de quotas mise à la disposition des compagnies aériennes à l'avenir sera plafonnée pour correspondre à la moyenne des émissions (en tonnes de CO2) produites entre 2004 et 2006.

Les vols à l'intérieur de l'UE seront pris en compte à partir de 2011, tandis que les vols internationaux au départ ou à l'arrivée des aéroports de l'UE seront inclus dans le système à partir de 2012.

Les hausses de prix devraient être limitées, dans la mesure où les compagnies aériennes peuvent réduire leurs émissions de plusieurs manières, notamment en investissant dans des avions et des moteurs plus performants et en optimisant leurs opérations. Il est toutefois possible que le prix d'un vol aller-retour au sein de l'UE subisse une augmentation comprise entre 1,8 et 9 euros d'ici à 2020.

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