16.11.2006
Les avions
Les avions
Entre Terre et Ciel, les avions me font courir. Comme ce gosse qui faisait tous les comptoirs des compagnies aériennes de l'aéroport de Miami en 1974 pour en demander leur carnet d'horaires. Plus vite encore que ceux qui avancent lentement, dans un élan unanime et partisan.
Pourtant, ils font encore et toujours rêver… "Et moi, et moi et moi." Et les autres alors ? Ils les utilisent et les manipulent à des fins terrestres, comme le reste. Ce gosse que je ne suis plus. Celui qui hier décodé et analysé autour d'acteurs qui ont oublié la plus belle création de l'humanité.
Je suis déçu ? Non, parce que heureusement, l'avion vit là-haut bien au-dessus de tout ce brouhaha, dans le confort feutré de cabines azurées comme le bleu qu'il sillonne. J'ai de la chance parce que je vis avec lui la sensation d'être unique et libre de toute contrainte. Il vole presque toujours au-dessus des nuages.
Bloguer serait alors le meilleur moyen de les mettre en avant sans jamais les toucher. Les regarder, vivre, voler et évoluer au rythme des stratégies trop politiques pour être crédibles. Rapide, moderne, Efficient, X-Large, comment ils disent déjà ? Les avions font perdre la tête et j'aime à perdre ma tête avec eux.
J’étais, donc je bloguais, seul avec mes convictions inaltérables et inoxydables. Celles qui échappent à l’unicité de la communication et de ses incontournables de salon. Je bloguai et donc j’étais loin de ces généralistes en quête de connaître le passionnant déjà imprégné à priori incompatible. Étrange échange !
Les avions iront toujours plus vite, quoi qu’ils en disent, au-delà des tendances, des standards et des messages de ces soi-disant faiseurs d’innovation et de révolution de communication, les laissant loin derrière. Mais moi, l’astiqueur de virgules, je n’arrêterai jamais de courir devant et seul avec eux.

















Écrire un commentaire